‹ Correspondance de Soufflot avec les directeurs des bâtiments concernant la manufacture des Gobelins, 1756-1780Chapitre 221 sur 224 · Soufflot a d'Angivillkr · texte numérisé non relu

Soufflot a d'Angivillkr

Paris, le 20 janvier 1780.

Monsieur, je savais le mauvais état de la santé de Mme Co* selle ; M. Belle, en venant dîner avec moi, vient de réapprendre sa mort; il m'a fait voir la lettre qu'il a Fhonneurde vous écrire à ce sujet. Je pense comme lui, Monsieur, que les réflexions dont il vous fait part au sujet des magasins méritent votre attention dans ce moment-ci ; je crois même qu'il serait bon de laisser l'appartement delà défunte à la destination qu'il avait jadis, selon toute apparence, et qui était de vous y recevoir, Monsieur, et les rois, princes et grands à qui vous pouvez être dans le cas de faire voir les ouvrages de la manufacture, qui s'y reposeraient et qui s'y chaufleraient dans l'hiver. Tl en résulterait un autre avantage, c'est qu'on pourrait fermer

(1) Note en tête de Montucla : « Affaire consommée par l'ordre donné, depuis quelques jours, de livraison de la tenture dont il s'agit. »

Daniel Neilson est enlevé par une maladie foudroyante en 1779 ; Neilson fils se fait décharger du soin des teintures en 1784, mais il conservera la surveillance de la basse lisse jusqu'à sa mort, le 3 mars 1788 ; on lui devra à ce moment une somme considérable, 240.000 livres ; sa famille ne parviendra jamais à en obtenir le remboursement. La situation des autres entrepreneurs n'était guère plus brillante : Audran père, après avoir recueilli plusieurs successions importantes, avait perdu dans l'entreprise une grande partie de ses capitaux ; quant à Gozette, qui n'avait pas eu les mêmes moyens d'action, il se trouvait dans une position très

précaire.

les pièces et la galerie où sont emmagasinées les tapisseries, et qu'elle ne servirait plus de passage pour aller au dit appartement.

Archives Nationales, Ol 1554.

Page 1