Marigny a Soufflot
A Paris, le 13 août 1757.
J'ai reçu, Monsieur, avec votre lettre du 1er de ce mois, le placet que je vous avais envoyé du sieur Perron ; vous pouvez compter que s'il changeait d'avis d'ici à l'échéance de ses six années de résidence dans la manufacture des Gobelins, son logement serait pour le sieur Gouget à qui vous vous intéressez ; que si au contraire le sieur Perron persiste dans la demande qu'il m'a faite par son placet, j'accorderai au frère de votre ami le premier logement qui vaquera.
Archives Nationales, O1 2044.
de 1750, publié dans Nouv. Arch. de VArt Français, 3e série, 7, 1891, p. 155 : « Le privilège accordé à'îa manufacture des Gobelins porte que les apprentis seront des enfants, qu'ils iront au séminaire établi dans l'hôtel pour y apprendre à dessiner, qu'ils feront huit années d'apprentissage et deux années de compagnonnage avant d'être présentés à la maîtrise. Les compagnons resteront six années consécutives pour gagner la maîtrise, pour pouvoir s'établir où ils jugeront à propos, mais non pas pour rester dans les Gobelins après être reçus, comme ils font à présent, se disant orfèvres du Roi, et se donnant la faculté de faire des apprentis et des compagnons auxquels ils prétendent faire gagner la maîtrise, ce qui va produire des orfèvres à l'infini. — Le sieur Le Bœsteu,v, orfèvre des Gobelins, a un apprenti sous son nom qui est établi à Rouen. Les gardes de l'orfèvrerie ne peuvent savoir s'il y a d'autres apprentis, parce que les brevets se passent chez les notaires des Bâtiments du Roi. — D'ailleurs il y a aujourd'hui dans l'hôtel des Gobelins plusieurs compagnons qui ont obtenu, contre l'esprit du privilège, des logements oùils travaillent pour leur compte parliculier sans être dans l'atelier de leur maître... Leurs maîtres n'ont plus d'inspection sur leurs ouvrages. Il se peut commettre des fraudes... etc. »