‹ Correspondance de Soufflot avec les directeurs des bâtiments concernant la manufacture des Gobelins, 1756-1780Chapitre 50 sur 224 · SOUFFLOT A MaRIGNY · texte numérisé non relu

SOUFFLOT A MaRIGNY

19 juillet 1758.

Monsieur, j'ai passé hier la journée aux Gobelins ; nos entrepreneurs font leurs efforts vis-à-vis de leurs ouvriers,

et du Coucher du Soleil (Sujets de la Fable), et refait le modèle de la portière de Diane qui diffère notablement de l'ancien modèle peint par Audran (Voir M. Fenaille, op. cit., vol. III, p. 8 et 9). Le mémoire de Jacques, certifié par Soufflot le 22 novembre 1760, et arrêté à 950 1., semble ne lui attribuer que l'alenlour de la portière, composé d'ornements, fleurs, animaux, trophées, etc. Le tableau de Diane, qui fait le milieu d'une composition nouvelle et n'ayant plus aucun rapport avec le premier modèle, est par M. Soufflot, dit le mémoire. Est-ce vraiment Soufflot qui l'a repeint ? Sa correspondance est muette sur ce point. — Comparer les modèles d'Audran et de Jacques reproduits dans Fenaille, op. cit., vol. II, p. 10 et 36. Le premier est plus élégant, le second a plus de noblesse. — Sur la réparation et réfection des modèles des Portières des Dieux sous la direction de Soufflot, voir même ouvrage, vol. II,. p. 36 et 37.

mais le manque de fonds commence à les embarrasser singulièrement, parce qu'ils sont obligés de payer les semaines ; je vous supplie, Monsieur, de vouloir bien me donner vos ordres à ce sujet; ce serait un très grand inconvénient que de suspendre les ouvrages dans cette manufacture; cependant il en faudra bien venir là, si on ne peut pas aider les entrepreneurs à qui il est déjà dû beaucoup.

Archives Nationales, Ox 2044.

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