Marigny a Soufflot
22 juillet 1758.
Monsieur, voilà huit semaines de suite retranchées au trésor royal pour les Bâtiments. Il n'est pas possible que tout ne se ressente d'un temps aussi malheureux, et il faudra s'arranger en conséquence. Je sens bien tout l'inconvénient que vous me présentez ; mais que puis-je en pareil cas, la force faisant la loi. Il faut néanmoins tâcher de temporiser encore quelque temps afin d'éviter la cessation radicale des travaux (1).
Archives Nationales, O1 1157.
(1) Le 20 janvier 1759, il écrira au .contrôleur général, Mr de Boullongue :
« Pour vous peindre, Monsieur, l'état où les choses sont, j'ai l'honneur « de vous envoyer une copie exacte d'une lettre de Mr Souftlot, contrôleur « du département de Paris, dont vous connaissez la candeur et l'intelli- « gence ; si le .compte qu'il me rend de la situation affreuse où sont les « entrepreneurs et les ouvriers de la Manufacture des Gobelins ne vous «porte pas à faire fournir au plus tôt des secours, cet établissement l'ait « avec tant de frais culbutera... Voulez-vous que cette manufacture vous « doive un abandon total.il ne faut pour cela que différer encore huit « jours de la secourir pour que cela arrive. » — Autre lettre du 19 mai suivant : « M. Soufûot a avancé aux entrepreneurs de la manufacture