GEORGE SIMPLE
J'apprends que la fête de Pie di Grotta sera splendide, vous aurez la garde nationale. Mais comment va l'estomac de Mme C? L'humidité qui tombe à 24 heures est bien dangereuse.
Soyez assez bon pour présenter mes respects à Mme la princesse Torella, au duc son fils et à l'angélique Angélique.
Quelle volupté pour Don Filippo !!
Par le bateau du 3 septembre. M"*' Louise V[ernet] est partie pour Lucques avec son père ; il va faire le portrait du duc, et D. Fi. (1) dîne deux fois la semaine chez ce jeune duc : quelle recommandation aux yeux de M"^ !...
(1) Don Filippo, D. Fi — toujours Don Filippo Caetani.
AU COMTE CINI, A NAPLES
A[lba?io], 7 septembre [1834].
Cher et aimable Comte
Votre dernière lettre est allée à Civita-Vecchia ; si vous êtes encore assez bon pour m'écrire, adressez-les Palazzo Conti, Minerva [à Rome].
Ce que vous me dites de l'estomac de l'aimable comtesse Julia me fait le plus vif plaisir. Ses promenades au serein me perçaient le cœur. Mais ;i 20 ans le plaisir de monter à cheval fait croire qu'on est immortel. Encore la mort n'est pas grand'chose, mais la douleur !
\Oi*i un mot que je reçois de Civita-\'ccchia et qui dit (ju'il n'est arrivé aucun paquet à votre adresse. S'il vient, faut-il l'envoyer à Xaples ? Si vous devez revenir le 25 septembre, il me semble que ce n'est pas la peine, car la quarantaine de 10 jours a dérangé les bateaux à vapeur. Peut-être courront-ils entre Gênes et Naples sans quarantaine.
Au lieu de transcrire les petites nouvelles de Rome je vous envoie la lettre (1). De même p(Mir 2 mots de l'aimable D. Fil, qui écrit le l^'" qu'û partira dans 10 joui's j)ar teriv, s'arrêtant à Florence 2 jours, ce qui veut dire 6.
(1) l'oici ta tcltre t/ue Siendiial roniniuttiquc à son correspondant, après en a^'oir rayé les deux premiers paragraplips :
' Cher ami, je voudrais bien vous écrire, il fait froid, mais comme je transpire en vous écrivant, je ne \ni\s vous le dire. La chaleur a une ténacité extraordinaire. J'ai vu il y a peu de jours M. de [illisible], il m'a dit qu'il n'y avait rien qui soUiciât votre présence, que voiis faisiez bien de chercher à vous garantir de la fièvre.
« Je voudrais bien vous dire (juelque bruit dici, il n'y en a d'autre que, hier, on disait que I). Carlos était jiris. les journaux de ce matin n'en disent rien.
« D. Miguel est arrivé ici, il est chez Martign. en attendant un appartement au palais Barberini, il a été reçu par le .Saint-Père en souverain, il lui a envoyé au-devant des dragons, puis il Ta reçu dans son antichambre avec 10 cardinaux. D. Miguel lui a fait un compliment en portugais. Lauro Dio (|ui est revenu avec lui f.iisait l'interprète ; le pape lui a fait demander s"il jiarlait ou français ou latin, il ;i n''[>ondu (pi'il ne savait que le portugais.
• Toute la famille est bien et vous envoie ses amitiés, et moi je vous réitère l'assurance de la sincérité de la mienne, .\dieu, cher ami, ne vous ennuyez pas plus qu'on ne le fait à Albaiio. A<lieu, il fait uno caldo bugi.irono comme on dit ici. Tout à vous.