AU GÉNÉRAL DE CUBIÈRES
Ministre de la Guerre
Paris, le 2 avril 1839.
Monsieur le Ministre,
Après treize années de services comme sous-lieutenant et adjoint aux commissaires des guerres, j'ai obtenu un traitement de réforme de 450 francs ; je suis employé comme consul de France à Civita- Vecchia ; j'ai chargé M. Flury-Hérard de toucher mon traitement de réforme,
M. Flury-Hérard a oublié de toucher ce traitement pour 1837 et 1838. M. le sous-intendant militaire, chargé de cette partie du service dans la 1^^ division miUtaire, m'a porté parmi les extinctions. Je prie Votre Excellence de donner les ordres nécessaires pour que le traitement de réforme de 450 francs soit aligné jusqu'au l^r avril et payé par la suite.
Je suis avec respect. Monsieur le Ministre, de Votre Excellence, le très humble et très obéissant serviteur.
DE BEYLE, rue Godot-de-Mauroy, nP 30.
A M. HONORÉ DE BALZAC
17 mai 1839.
Mon portier, par lequel je voulais vous envoyer la Chartreuse comme au Roi des Romanciers du présent siècle, ne veut aller rue Cassiiii, n^ 1 ; il prétend ne point comprendre mon explication : aux environs de l'Observatoire, en demandant, voilà ce qu'on m'en a dit.
Quelquefois vous venez, Monsieur, en pays chrétien, donnez-moi donc une adresse honnête, par exemple chez un libraire (vous direz que j'ai l'air de chercher une épigramme).
238 COnRESPONOANGE DE STENDHAL
Ou bien cnvoyoz prendre ledit roman rue God()t-(l(>-Maiir(iy, 30 (Hôtel Godot-de-Mauroy).
Si vous me dites que vous l'enverrez quôrir, ji' Ir iiietlrai ehez mon portier. Si vous le lisez, dites-m'en voln' avis bien sincèiTincnt (1).
Je réfléchirai à vos critiques avec respect.
Votre dévoué,