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DE THÉODORE JuLFFIlOY 5
enfilant la rue des Postes, on y a eu de bons moments et de bien mauvais ; l'amitié adoucissait les uns et doublait le prix des autres. J'ai bien peur que nous tous qui y avons passé trois ans ne regrettions les jours que nous y avons vécu^ » Il partit pour les Pontets, son village nataP, où il passa les vacances et l'automne.
Quelques semaines plus tard, Damiron était nommé professeur de seconde au collège de Falaise; et, au mois de novembre, Jouffroy, à son tour, était rappelé comme maître, dans cette Ecole, où la veille encore, il n'était qu'élève.
Du groupe des « philosophes » au milieu desquels il venait de passer trois années, il était le seul qui restât à Paris. Ce groupe était assez nombreux, et nous devons à M. Dubois de connaître ceux qui le composaient.
Outre Jouffroy et Damiron, « les seuls philosophes sérieux », il comprenait : « Trognon, Perreau, Mancy, Vernadé, Fourteau, Guichemerre, Navières, Maréchal, Yarney, Bloquel, Vernhagen, etc. C'était une fouie de bons enfants, de rieurs, de rêveurs, de joueurs déterminés, par moments, de conteurs. Quand la petite société se fut dispersée, et que les correspondances, d'abord fiévreuses d'activité enire ces jeunes cœurs qui avaient vécu d'intimité, s'ouvrirent, Jouffroy, resté à Paris et à l'Ecole, était comme le centre où tout venait aboutir; et il recevait des paquets de tout le monde, répondant quand il pouvait, à chacun, selon le quart d'heure et les idées qui lui passaient par la tète. C'était comme une distraction qu'il se donnait, une détente des durs travaux qui pesaient sur lui^. »
Ce sont ces lettres que nous possédons, au moins pour la plupart et que nous offrons aujourd'hui au public.
2. Petit village du département du Doubs, près de Pontarlier.