CXII. — Aux officiers municipaux de Bernay
Le II juillet ijço.
Messieurs, je reçois avec une profonde sensibilité les témoignages de votre estime et de votre attachement, dans une circonstance aussi affligeante pour moi (i). je recommande à mes concitoyens mon père, auprès duquel je ne puis remplir les devoirs du fils, parce que je remplis ici les devoirs de leur représentant. J'assisterai à la confédération ; je suivrai ensuite les mouvements de la nature; je ne dis point ce que me coûte ce sacrifice.
Les apparences de guerre paraissent s'éloigner; la crainte qu'elle ne soit votée par un grand nombre n'imposera pas, je crois, aux amis de la paix la nécessité de rester au poste fixé, pour opposer leur opinion. (Arch. Bernay.)
(i) Thomas Lindet, bourgeois de Bernay, y demeurant CranJe-Rue, père du curé Th. Lindet, mourut le 12 juillet 1790; il 6tait veuf de Marie-Anne Jouvin et âgé de quatre-vingt-trois ans.
CONSTITUANTE (l6 JUILLET 1790) 207