CLIII. — A R. Lindet. Le 4 février ijçi
Mon frère, M. de Talleyrand ne réussira pas à monter sur le siège de Paris : nous n'avons plus besoin de lui. Quelques paroissiens auraient du plaisir à mettre sur le chandelier un prince de l'église romaine qu'ils voulaient brûler il y a deux ans. M. de Loménie a prêté le serment à Paris avec une|*grande solennité et avec tous les fonctionnaires publics. Son cher confrère, le comte de la
Rochefoucauld, est donc dépossédé, et le curé de Choisyle-Roi sera notre métropolitain (i).
Mesdames tantes du roi ont renoncé au voyage de Rome : elles ne satisferont point cette dévotion qui les engageait à faire un pèlerinage au tombeau des apôtres.
Je suis fâché que ces imbéciles de chapelains aient montré une opiniâtreté qui peut compromettre la tranquillité des religieuses.
[Suivent des renseignements et des questions sur divers prêtres des environs de Bernay auxquels Thomas Liodet s'intéresse.]
Le curédeConteville(2), administrateur du département de TEure, est un homme de mérito suivant Ifis uns, un intrigant suivant les autres. On en dira autant de tout autre. Quoi qu'il en soit, j'aime mieux qu'il soit évéque de l'Eure qu'un autre dont quelques personnes s'occupent.
P.'S. — Mon désir à moi eût été d'être dans le cas de la suppression, et cela n'est pas possible (3). (Papiers R. Lindet.)