CCIV. — Au même. Évreux^ le ^ janvier
Mon frère, vous allez recevoir aujourd'hui des lettres de nos dames, enchantées de ce que vous les avez prévenues. Dans ce temps de souvenirs, rappelez-moi à celui de vos aimables hôtes, l'intérêt qu'ils savent inspirer ne permet pas d'oublier le bonheur de les avoir connus et le regret de ne les avoir pas connus plus tôt.
Vous avez traité la guerre avec la majesté qui convient à un peuple libre et qui sent ses forces. Vos orateurs en ont parlé avec dignité; puissent vos ministres ne pas dégrader le gouvernement par les astuces diplomatiques
et vos généraux ne pas démentir les espérances de la nation ! Mes espérances à moi sont toujours les mémest nous n'aurons pas la guerre. J'attends impatiemment des décrets d'accusation qui feront plus d'e£fet que les boulets rouges (i).
J'attends une loi pour les ecclésiastiques élig^ibles aux places en 1792. J'attends qu'on oblige les corps administratifs et judicaires à prendre des mesures légales répressives des efforts perpétuels de nos réfractaires qui font déguerpir les curés constitutionnels et se réintègrent sans façon à leur place.
L'installation du tribunal criminel est différée.