LXXIV. —AR, Lindet, Paris, le 27 avril
La torpeur s'empare de l'Assemblée : elle faiblit singulièrement. La lassitude est présente dans les décrets. Celui du rachat des droits féodaux continue de se faire à tâtons. Il deviendra un chef-d'œuvre d'absurdité, si un coup de main dernier n'en fait pas une opération de finance; et ce sera sans qu'on s'en doute, du moins pour le plus grand nombre. Je me souviens de vous avoir fait cette observation.
[Il indique à son frère les précautions à prendre pour empêcher la lecture, dans la chaire de Sainte-Croix, de man-
déments épiscopaux contraires aux lois, de même qu'il l'avait fait dans sa lettre aux officiers municipaux de Bernay, du même jour.] (Papiers R. Lindet.)
LXKV. — Aîi même. Le 2 mai lyço.
[Il revient sur les conséquences du serment de M. de Virieu : « Son parti a menacé d'une scission ; il est trop nombreux pour qu'on n'ait pas dû prévenir un schisme. On a imaginé un biais : on a renvoyé la formule défectueuse au Comité de constitution et suspendu la prestation de serment jusqu'au rapport, qui ne se fera pas incessamment. »
Il donne aussi quelques détails sur l'état d'avancement de la discussion relative à l'organisation judiciaire.] (Papiers R. Lindet.)