‹ Correspondance de Thomas Lindet pendant la constituante et la législativeChapitre 82 sur 217 · LXXXIII. — Au même. Vendredi matin 10 mai · texte numérisé non relu

LXXXIII. — Au même. Vendredi matin 10 mai

[Rien de décidé pour le droit de la guerre et de la paix.]

Le patriotisme des Bordelais a mérité les plus vifs applaudissements. Les lettres qu'ils ont écrites sur l'affaire de Montauban sont pleines d'énergie.

(i) M. Halley était le vicaire de la paroisse de Sainte-Croix, dont était curé Thomas Lindet.

(2) Cette lettre, adressée aux ofnciers municipaux, est du 12 mai. Elle fait partie de la collection de M. Veuclin, h Bernay. Elle est signée de tous les députés du département, et écrite en entier de la main de Th. Lindet, qui devait d'abord la signer seul ; mais l'interprétation juridique qu'elle formulait ayant été agréée par tous les députés de l'Eure : Buzot, Lemaréchal, LerefTait, Buschey des No&s, de Cretot, y apposèrent leur signature à côté de celle de Lindet.

l6o CORRESPONDANCE DE THOMAS LINDET

Le vicomte de Mirabeau en prit occ^ion de sonner

le tocsin de la guerre civile. Il annonça que quatre mille hommes et six pièces de canon étaient partis de Toulouse, pour appuyer Montauban contre les Bordelais. L*impudent menteur fut confondu à Tinstant : mais qu'importe pour lui et ses adhérents? Un maudit abbé à la tribune s'avisa d'applaudir à la sortie fanatique du vicomte de Mirabeau ; il fut désigné. Heureusement qu'on fit réflexion qu'en insistant on l'aurait dénoncé à la justice populaire : il doit s'estimer heureux d'avoir évité la lanterne, dont il pouvait ressusciter l'usage, n'ayant pas le privilège de l'inviolabilité comme l'être vil qu'il applaudissait...

[Il parle de l'avis qu'il a donné au Comité, sur la question relative à l'éligibilité des commissaires du roi aux places auxquelles nomment les assemblées électorales.] (Papiers R. Lindet.)

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