‹ Correspondance de Thomas Lindet pendant la constituante et la législativeChapitre 88 sur 217 · XCI. — Au même. {Sa?ts date · texte numérisé non relu

XCI. — Au même. {Sa?ts date

... Il m'est tombé Tautre jour, dans les mains, une pièce singulière. Un huissier du district de Louviers, à la requête d'un particulier, a donné une assignation très brillamment libellée à comparaître devant nos seigneurs de l'Assemblée nationale à la barre, à jour fixe, à un curé qui voulait faire son prône à la porte du chœur. On rappela le curé à l'ordre, on voulut qu'il montât à la chaire : le curé interrogea l'assemblée, qui parut consentir, à la majorité,

à ce qu'il restât à la porte du chœur. Parmi ceux qui persistaient à soutenir qu'ils ne l'entendaient pas, il en remarqua un, vers la porte de l'église, qui n'était pas de la paroisse. Le curé, accompagné de son clerc, descendit en bas de Téglise, et le mit dehors et ferma la porte. Cet excommunié s'est rendu aux délais de son exploit, et attend l'intimé, qui ne comparaîtra pas.

J'écris plus sérieusement à votre municipalité, à laquelle j'envoie le décret de la guerre et de la paix, qui vient d'être rendu.

P.-5. Je désire qu'on défère au prince (de Bouillon) le commandement des gardes nationales du département. Ce titre, qui peut le flatter, est un léger dédommagement des sacrifices qu'il a faits à l'opinion publique et à la fortune de l'État... (Papiers R. Lin de t.)

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