‹ Correspondance de Voltaire, 1726-1729Chapitre 114 sur 162 · Virgile, Enéide, \, igS · texte numérisé non relu

Virgile, Enéide, \, igS

VOLTAIRE A THIERIOX".

[7 avril.]

Je ne peux pas résister davantage a vos remontrances, a celles de M"" de Richel. et de M"" Palu. Puis donc que vous voulez tous que je sois icy avec

(a) Bibl. de la Ville de Paris, Papiers Voltaire, III, Correspondance originale, f'^ 4i, 2 p. pet. in-4° — Supplément de 1808, p. 60. — Beuchot, t. LI, p. i85. — Moland, 1. 192. — Si l'on rapproche ces trois imprimés du ms. autographe original, on s'aperçoit qu'ils ont supprimé une phrase, mais qu'en revanche ils offrent un paragraphe tout nouveau. Nous saisissons là sur le vif un procédé qu'on a plus d'une fois employé à l'égard de la correspondance de Voltaire. L'initiative remonte ici à Ruault : voir sa copie, Bib. Nat., fr. 12941, f'' 20. Sans prévenir en aucune façon, Ruault a fondu quatre billets ou fragments de billets en une seule lettre : 1° tout d'abord notre lettre 69 du 7 avril tout entière. 2° La première moitié d'un billet daté du i8 mai (imprimé en entier, et sans doute d'après l'original, par Bavoux et François, Voltaire à l'erney, p. 3i3), commençant : n Je vous renvoyé Quinte-Curce... » et se terminant à « Je vous ai manqué ces jours-ci. » '6" La fin d'un billet du 4 avril ; « Je mène la vie... Quanquam ô! » C'est notre n° 68. l^° Pour terminer, une phrase anglaise : « Farewell. Tell M. Noce I thank him... I forgive her », empruntée à une lettre de juillet 1729, publiée d'après l'original par M. Caussy, Revue bleue, 1909, 2" semestre, p. .'ii8. Ce singulier potpourri fut imprimé pour la première fois par Auger dans le Supplément de 1808 : seulement il supprima une phrase (la dernière de notre lettre O9) : « If you see M"' de Maisons, tell him I obey his orders in sticking to forms ». C'est qu'en effet dans la copie de Ruault, qui probablement ne savait pas l'anglais, cette phrase était devenue inintelligible. Au lieu de « / obey his orders in sticking to forms », on a « j'obéis his orders in flicking to forms ». La lettre ainsi allégée d'une phrase passa dans les éditions postérieures; Beuchot en particulier la recueillit en ï83o; Moland l'imprima à son tour d'après Beuchot, mais ayant remarqué que la phrase « Je mène la vie d'un rose-croix... » se retrouvait dans la lettre du 4 avril, publiée dans l'intervalle, par Bavoux et François, il supprima cette phrase, et de plus signala en note que le paragraphe final « Je vous renvoie Quinte-Curce... », moins les lignes en anglais, formait dans Bavoux et François un nouveau billet daté du 8 mai.

un warrant signé Louis, I go" to S'-Germain, I Write to the visir Maurepas, in order to get leave to drag my chain in Paris.

* If you see M"" de Maisons, tell him I obey his orders in sticking to forms\ Farewell*.

Suscription :

die Jovis, quod "^ barbari galli nuncupant jeudy ''.

A Monsieur, Mons"" Tiriot, cloître S-Germain-l'Auxerois.

TBADUCTION DE LA LETTHE GlJ.

... Je vais à Saint-Germain, j'écris au vizir Maurepas, pour obtenir la permission de traîner ma chaîne à Paris. Si vous voyez M. de Maisons, dites-lui que, suivant ses instructions, j'observe les formes. Adieu.

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