‹ Correspondance de Voltaire, 1726-1729Chapitre 119 sur 162 · Moland, t. XXXIII, p. i · texte numérisé non relu

Moland, t. XXXIII, p. i

3. Mémoires du Maréchal duc de Richelieu, 1790, t. lY, p. i3f). La lettre est dn 30 avril 1726.

2l8 APPENDICE I.

depuis 1713 et par conséquent l'un des dignitaires les plus importants de la Maison du Roi. J^e cardinal de Rohan veilla sans doute à ce qu'on n'inquiétât pas trop son parent. ])c fait on se borna à peu de chose : Son Altesse Sérénissirac donna Tordre qu'on arrêtât « les gens dont M. le chevalier de Rohan s'est servy pour laire battre le S. de Voltaire' ». Du reste défense d'entrer chez le chevalier pour procéder à ces arrestations : il s'agissait d"y aller en douceur et d'éviter tout éclat. On ne se donna sans doute pas beaucoup de peine pour exécuter cet ordre bénin : les laquais n'eurent qu'à rester quelque temps dans Ihôtel de leur maître où ils étaient en sûreté. En tout cas on ne les trouva pas. C'est ce que nous apprend une calotte du temps, œuvre d'un certain Camuzat, bibliothécaire du maréchal d'Estrées :

Nous étant de plus revenu Que ledit [Voltaire] avoit obtenu, Pour bonne et sûre récompense D'une certaine outrecuidance Dont il vouloit se faire un nom, Un nombre de coups de bâton :

Pour quels ledit donna requête, D'où vint décret et puis enquête Contre quidams enfans d'Iris*, Qui ne s'étoient pas brin mépris, Et dont on n'a fait découverte -.

Sur quoi Talfaire fut classée, comme on dirait aujourd'hui. On croyait avoir assez fait pour Voltaire. « On ne parle plus des coups de bâton, écrivait Marais le i5 février, il les garde : on s'est souvenu de M. le duc d'Orléans, à qui il demandait justice sur pareils coups, et le prince lui

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