Cf. Moland, t. XXIII, p. iBa
Plus tard, en 1788, Desfontaines dira bien que le Président de Bernières « chassa [Voltaire] de chez lui en i'jjA) après son discours insolent dans la logo de la demoiselle Le Couvreur ' ». Mais Tabbé est à ce moment ennemi mortel de Voltaire et il ne faut pas le croire sur parole. En 1739 le président était mort, mais la présidente invitée à apporter son témoignage répondit à ^'oltaire : « Tout le monde sait combien nous fûmes fâchés lui le [Président] et moi lorsqu'on 1726 vous nous remîtes votre appartement : vous cherchâtes à nous consoler en venant nous voir presque tous les jours tant que vous restâtes à Paris ^. » Voilà qui est net. Voltaire sortit de la maison de son plein gré, et pendant quelque temps il continua à rendre visite aux Bernières. Puis subitement on ne le revit plus. Il avait disparu. Le aS février les nouvelles à la main insérèrent ce paragraphe : « Le fameux poète Arouet de Voltaire, voyant qu'il ne pouvait obtenir satisfaction pour Taffront qu'il avait reçu d'un certain chevalier, est parti pour l'Angleterre. A son départ, afûrrae-t-on, il aurait dit à un de ses amis qu'une fois là-bas il se vengerait par la plume de la personne qui lui avait fait subir un si cruel traitement, simplement, a-t-il prétendu, pour l'indiscrétion d'en avoir parlé avec trop de liberté ^ »
Que pensait réellement le public de toute cette affaire? Il est certain que l'hôtel de Sully, où Voltaire avait pour-