‹ Correspondance de Voltaire, 1726-1729Chapitre 130 sur 162 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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pas quel était l'état de sa fortune, et lui mort personne pendant longtemps n'en sut davantage.

Il y eut procès devant la Chambi"e des Comptes : Voltaire en suit les péripéties avec une évidente anxiété. Vers mai 1723 il écrit à Mme de Bernières : « Les affaires de ma famille commencent à tourner mal' ». On voit qu'il ne s'agissait pas seulement de François-Marie, mais d'Armand aussi et de Mme Mignot. Seulement son frère avait ses gages de payeur de la Chambre des Comptes et son beaufrère de conseiller-correcteur à la même chambre. On ne sait pas bien en quoi consistaient les ressources personnelles de Voltaire-, mais à cette époque elles étaient minces. La mèrae letti'e de 1725 nous apprend qu'il venait de perdre deux mille livres de rente viagère « pour avoir trop tardé à en payer les fonds ». Il demanda à M. de Nicola}^ une avance sur sa part de succession : le Président refusa'. Aussi ce sont dans toutes les lettres de cette période des laraenlalions sur l'état « délabré » de sa fortune. Plus d'un an après, il n'était pas plus avancé : « Je vous avertis que nos affaires de la chambre des comptes vont très mal, écrit-il à Thieriot à la date du 26 septembre 1724, et que je cours risque de n'avoir rien du tout de la succession de mon père*. » Quelques jours après mêmes plaintes à Mme de Bernières : « La mienne [ma fortune] prend un tour si diabolique à la chambre des comptes que je serai peut-être obligé de travailler pour vivre, après avoir vécu pour travailler. » (Mol., 1. i3i, oct. 1725). Les choses n'en vinrent pas à celte extrémité, et il pai'aît certain que Voltaire finit par retirer quelques milliers de francs de revenu de cette succession si difficile^. A quelle époque fut-elle liquidée, nous n'en savons rien, mais nous inclinons à

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