Moland, 1. i
i. On peut noter ici qu'en 1781 il eut à payer pour le papier qui avait servi à imprimer Brutus et une nouvelle édition de la Uenriade la. somme de i 874 livres 17 sols : voir p. 3o3. En tenant compte du nombre des pages dans Brutus, la Henriade et Mariamne — et à supposer que les prix n'aient pas changé de 1726 à 1781 — cela mettrait la dépense de Voltaire, pour le papier de Mariamne, à Sa 5 francs.
bre 1725. Signé : Voltaire'. » Naturellement ISIme Ribou dut payer pour cette cession, et il est probable qu'elle signa alors à N'oliaire précisément le billet dont il parle dans sa lettre du u/i'5 février i7'-i7- Elle donna de Mariamne deux éditions : Tune en 1 7^6, Tautre en 17^0. Beuchot a noté que dans l'édition de 1710 on employa « une partie des feuilles de 17UJ », et il est à croire qu'on avait déjà fait de même en 172G-. La veuve Ribou s'était probablement arrangée avec l'imprimeur Sevestre.
Pour Vindiscret Voltaire s'y prit autrement. Dans la même lettre où il écrit à Thieriot qu'il a fait tous les frais de Mariamne, il ajoute ; « Il n'en sera pas de même de Vindiscret. Je suis las du métier d'imprimeur. » Une semaine après — i"^"" septembre i'-/rj — il dépose son manuscrit qui, le 3, est approuvé par le censeur Secousse ^ et le 16 un privilège de six ans est accordé à l'auteur. Mais déjà Voltaire avait fait marché avec des libraii'es, et le 18 septembre le greffier de la Chambre syndicale fît suivre la transcription du privilège du transfert suivant : « J'ay remis le manuscrit de la comédie de l'Indiscret dans les mains des sieurs Pissot et Flahault qui en obtiendront a leurs poursuittes et frais le privilège pour trois années, lequel privilège je leur cède pour les trois années seulement. Fait à Paris le -m^ aoust 1725. Signé : Voltaire. De plus je ne leur cède le privilège qu'à la condition qu'avant que la d''^ comédie soit exposée en vente chacun d'eux m'en fournira cinquante exemplaires dont vingt en veau et trente brochez. Signé : Voltaire'. » Il semble que Pissot et Flahault eurent à faire les démarches pour l'obtention du privilège : pourtant c'est le nom de Voltaire qui apparaît dans les Registres de la Chambre syndicale. Peut-être les libraires se servirent-ils du nom de l'auteur pour hâter un peu Messieurs du sceau. Peut-être Voltaire