‹ Correspondance de Voltaire, 1726-1729Chapitre 145 sur 162 · CHARLES XII · texte numérisé non relu

CHARLES XII

prennent Voltaire. Son livre est fait, et il ne s'agit plus que de le perfectionner. 11 est si bien fait que, comme nous l'apprend la lettre 66 du i*^"" avril \ M. de Maisons en a en mains le manuscrit : on sait que Voltaire soumettait tous ses ouvrages au jeune président et recevait ses avis avec la plus entière déférence. Gomme on lui demande précisément à cette date de retourner le manuscrit au plus tôt et, en attendant, d'envoyer ses remarques, c'est donc qu'il a le Charles XII depuis quelques temps déjà. Mais depuis janvier au moins Voltaire n'écrit plus qu'a Thieriot ; le manuscrit a dû parvenir à Maisons dès 1728, et a probablement été envoyé d'Angleterre. Rien de surprenant à cela. Voltaire nous apprend lui-même que « cette histoire fut principalement composée en Angleterre, à la campagne, avec M. Fabrice, chambellan de George I", électeur de Hanovre, roi d'Angleterre, qui avait résidé sept ans auprès de Charles XII, après la journée de Pultava-. » Ailleurs il nous a même donné une date précise. C'est dans une revision qu'il fit de son livre, postérieurement à 1738. Emu par certaines attaques, il se préoccupe de citer ses autorités. Au récit de l'entrevue de Marlborough avec Charles XII il ajoute cette phrase : « Ces particularités m'ont été confirmées par Mme la duchesse de Marlborough, sa veuve, encore vivante ». Et une note nous informe que « l'auteur écrivait en 1727 ^ «.

Il est donc certain que Voltaire rentrait à Paris avec un Charles XII sinon prêt pour l'impression, du moins fort avancé. Et voilà sans le moindre doute un des ouvrages « nouveaux » avec lesquels dès janvier i^ji*^ il alléchait Thieriot. En avril on croirait qu'il songe déjà à le publier. Il veut que le libraire qui fera marché pour le privilège donne à Thieriot un « pot-de-vin » de cent écus*. Le Mer-

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