Comment. Iiist., Moland, t. I, p
3. Moland, t. XVI, p. 22G. Un peu plus haut, p. sai, il insère une phrase analogue: « C'est ce que le lord Bolingbroke m'a confirmé ».
cure de mai annonce la prochaine publication du livre en deux volumes in-iu '. Mais Voltaire voulait sans doute préparer ainsi le terrain. La vérité c'est qu'il avait encore beaucoup à faire avant d'amener son livre au point où il le désirait. II dut aller trouver lui-même l'ambassadeur de Suède, il vit certainement M. de Brancas et M. de Croissy. Nous croyons que c'est à ce moment qu'il eut avec La Mottraye « un petit commerce de lettres » et lui posa des questions « sur quelques faits de la vie de Charles XII - ». Il correspond avec M. de Villelongue qui avait joué un rôle important à Bender : les pièces de cette correspondance sont encore à la Bibliothèque Nationale'. Une lettre est datée du 17 mars 1730. On y lit : « Je vous envolerai toutes les pièces que je pourrai ramasser, que je ferai transcrire le plus menu que faire se pourra pour vous en coûster moins de port* ». A Paris Voltaire se démenait également. I^e 8 mai 1729 il renvoie à Thieriot Quinte-Curce et les Diètes de Pologne'^. II lui demande deux autres tomes de la Géographie, et le prie de lui dénicher quelque bon mémoire touchant la topographie de l'Ukraine et Je la Petite-Tartarie. Le i5 mai Thieriot lui fait tenir des cartes de Tartarie, mais ne peut-il y ajouter une « très ample, très détaillée et très correcte mappemonde » et certaine histoire de Pierre le Grand*? Le 12 août Voltaire men-
2. Voir Lettres de M. de La Moiraye à M. de Voltaire, contenant des rcTnar({ucs historiques et critiques sur son Histoire de ( harles A'II, roi de Suède, 1782 : « Notre petit commerce de lettres, Monsieur, a cessé avec vos questions sur quelques faits de la vie de Charles XII, et par mes réponses à ces questions; mais l'amitié dont nous nous donnâmes réciproquement les premières marques en 1728, à Paris, n'a pas cessé de mon côté... » .\illeurs encore, dans le même opuscule, La Jlolti'aye rapporte une remarque que Voltaire lui a faite « en 1728 ». Mais Voltaire n'a été à aucun moment de l'année 1728 à Paris : il doit s'agir de 1729.