‹ Correspondance de Voltaire, 1726-1729Chapitre 149 sur 162 · MARIAMNE · texte numérisé non relu

MARIAMNE

représentation ne soit plus qu'une affaire de quelques jours. Mais voici bien du nouveau : on rapporte à Voltaire qu'il y a complot pour faire échouer sa pièce : M. de Grébillon, son l'ival en gloire tragique, jNI. de Chabot, le héros de la bastonnade dantan, en sont. L'auteur de Brutus se méfie : à sa rentrée sur la scène il ne faut pas débuter par un faux-pas. Il retire sa pièce. Du reste elle n'est pas digne du public ^ Il y ti'availlera pendant toute l'année i j'id et elle sera jouée seulement le 1 1 décembre 1780. Dès le i5 octobre il avait remis son manuscrit à M. Duval le censeur royal-; le i5 décembre il obtenait un privilège et la pièce dut paraître dans les premiers mois de 1731. Elle était précédée d'un long Discours sur la tragédie à mylord Bolingbroke.

Au milieu de toutes ces préoccupations nouvelles. Voltaire n'oublie nullement ses premières œuvres. Il semble qu'il veuille remettre au point toute sa production poétique passée. Le i3 mai 1729 la veuve Ribou obtient pour Œdipe un nouveau privilège de huit ans el, vers avril de l'année suivante, la pièce paraît avec une préface dans laquelle on combat les sentiments de M. de la Motte sur la poésie. C'était une édition revue et corrigée : « J'ai eu soin d'effacer, autant que je l'ai pu, écrit Voltaire au père Porée, les couleurs fades d'un amour déplacé, que j'avais mêlées malgré moi aux traits mâles et terribles que ce sujet exige ^, »

Le 21 juillet 1780 expirait le privilège de Mariamne qu'en 1726 Voltaire, on s'en souvient, avait cédé à la veuve Ribou. Le privilège fut probablement renouvelé comme l'avait été celui à' Œdipe et dans le courant de 1780 parut une nouvelle édition de Mariamne, pour laquelle du reste on employa en partie les feuilles de l'édition

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