XXVIII INTRODUCTION
archives de l'ancienne Maison du Roi et que celle identité d'origine l'ail beaucoup moins inléressé que le titre d'académicien porté par les auteurs de ces lettres. Il faut ajouter à nos lo lettres de Voltaire un factura et une circulaire qui ne se séparent pas de deux de ces lettres. Il ne reste donc que 6 pièces qui ne portent pas la nr)enlion Académie françoisc , dont il faut déduire une requête qui accompagne une lettre et une réponse du secrétaire de la Maison du Roi à \'oItaire : en tout donc quatre lettres de Voltaii'e qui ne portent pas la mention en question. (La lettre 7 est l'une d'elles.) Cela peut signifier que nos lettres sont entrées à la Bibliothèque Royale (ou Impériale) par deux voies différentes. ÎNIais il reste possible que ce soit le même collectionneur — amateur ou marchand — qui ait cédé nos lettres à cette Bibliothèque; dans ce cas, pour une raison qui nous échappe, il aurait négligé d'inscrire la mention Académie francoise sur quelques-unes de nos pièces. Dans le premier cas c'est seulement l'administration de la Bibliothèque Impériale qui à cause de leur identité d'origine aurait réuni les deux séries (à supposer que les quatre pièces de la seconde série soient entrées en bloc, et non pas par petits paquets séparés, ce qui est encore possible). De toute façon ce doit être cette administration qui a joint aux autres pièces la lettre à Mme de la Borde Des Martres qui est un peu perdue en cette compagnie.
Ainsi les lettres en question ont appartenu aux Archives de la Maison du Roi et comme telles ont dû être eu conservées au Louvre ou déposées au château de la Bastille. La journée du 14 juillet ou quelque bouleversement postérieur vers 1 7<)j ou ijy'J troubla leur repos et elles durent errer dans Paris à la merci des bourgeois, des artisans et des épiciers, ou tout au moins de collectionneurs irresponsables. L'une d'entre elles trouva un abri momentané à l'église Saint-Louis la Culture : les autres l'y suivirent peut-être aussi. Ce qu'il y a de certain, c'est que bientôt après elles durent recommencer, sans exception, leur existence vagabonde. Quelques-unes, toutes peut-être, vinrent