XXX INTRODUCTION
dance de Voltaire, ou un essai bibliographique sur celte correspondance, ou une étude sur les lettres encore inédites, ou perdues, ou falsifiées, ou imprimées. Ailleurs nous trouvons les papiers du sous-préfet Dubois qui fit de^ notes pour les éditions de 1817-22 (Perronneau) et de 1824 (Delangle), ceux de Téditeur Delangle qui nous initient à toute la cuisine de l'édition Dalibon-Delangle : nous voyons passer et repasser Decroix qui collabora très efficacement à l'édition de Kehl; nous suivons de Cayrol lui-même à la recherche des inédits. Et nous en passons. C'est tout un demi-siècle d'activité « voltairienne » que recèlent ces gros registres. Mais la perle de la collection, c'est le recueil en cinq volumes formé par Nicolas Ruault qui travailla sous Condorcet à éditer le Voltaire de Kehl. Ecoutons-le lui-même : « Ce recueil de lettres inédites de Voltaire, dit-il dans l'avertissement du tome I, est divisé en cinq volumes - : trois, écrites de sa main ou dictées à son secrétaire^, et deux, copiées sur les originaux prêtés par les personnes auxquelles ces lettres avaient été adressées, et qui leur ont été rendues : copies authentiques, faites sous nos yeux et auxquelles on peut ajouter la même foi qu'aux originaux. Une grande partie de ces lettres devait entrer dans la Correspondance i^cncrale de l'auteur; mais ce Recueil devenant chaque jour plus considérable (lors de la rédaction) par le grand nombre de personnes qui communiquaient, sur l'invitation qu'on leur en avait faite, les lettres qu'elles avaient reçues de Voltaire, M'' de Condorcet, seul rédacteur de la nouvelle édition, dite de BeaamarcJiais, jugea à propos d'en retrancher tout ce que l'on retrouve ici, comme inutile à publier. Nous correspondions chaque jour avec lui pour ce long et important travail : il nous remit ces originaux et ces copies, en nous invitant à les annuler un jour. Nous nous sommes gardés de suivre ce conseil; nous avons pensé que si ces lettres familières ne