‹ Correspondance de Voltaire, 1726-1729Chapitre 27 sur 162 · XXXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXII INTRODUCTION

remarqué aucune. Mais des cinq volumes d'originaux nous n'avons examiné d'un peu près que le premier, et dans le premier même nous avons surtout regardé la période i-i6-i72<j qui nous intéressait plus particulièrement. Dès maintenant une chose est certaine : c'est qu'un éditeur général de la Correspondance trouverait beaucoup à glaner dans ces volumes Ruault. J'ai noté nombre de lettres où Auger a supprimé deux lignes ici, six lignes là, une page à l'occasion : et c'est le texte d' Auger que nous redonne encore IMoland. Du reste, nulle arrière-pensée dans ces suppressions, et l'on voit cjue l'éditeur a simplement voulu élaguer ce qui lui paraissait oiseux ou inutile. Il n'y a doncpas de révélations à attendre de ces compléments qu'on nous donnera quelque jour. Mais on a plus d'une fois ainsi laissé de côté des dates ou des indications d'adresse : c'était bien gratuitement préparer des difficultés aux Saumaises futurs. Quant aux deux volumes de copies, qui oni été utilisés eux aussi, el qui pourtant comme les trois précédents peuvent encore rendre des services, il ne faudra les consulter qu'avec une extrême prudence. Ruault nous en donne à garder ici. Toutes les copies n'ont pas été faites sous ses yeux. Il est bien sûr qu'on n'est pas allé copier notre lettre 89 sur l'original qui se trouvait alors et se trouve encore à Londres, au British Muséum. Ailleurs on a pu copier sous ses yeux, mais on s'est permis de réunir en une seule lettre et sous une même date quatre billets parfaitement différents'. Ne tenons pas rigueur à Ruault de ces petites manipulations; à cette date elles devaient lui sembler très légitimes, et enfin, ne l'oublions pas, il s'agissait non pas de préparer ces lettres pour l'impression mais de les sauver du feu auquel les avaient condamnées les éditeurs mêmes de Voltaire.

[. Voir p. 2o5, notes critiques.

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