‹ Correspondance de Voltaire, 1726-1729Chapitre 34 sur 162 · XXXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXVIII INTRODUCTION

être de la main de Voltaire. Ma curiosité redoubla, d'autant plus que je ne savais si on avait publié le texte primitif ou le texte corrigé. Le 5 mai 1910 je pus enfin, à l'occasion d'une visite à Londres, voir de mes yeux ce manuscrit qui m'intriguait depuis si longtemps. Avec une parfaite courtoisie M. Sieveking me permit de l'examiner et d'en prendre copie et il voulut bien m'autoriser à publier la lettre dans l'édition que je projetais. Il me donna aussi une copie d'une note sur les Dunoquet que lui avait autrefois envoyée de Calais un lecteur français de l'At/trnrcuni. On en trouvera les passages essentiels dans mon commentaire.

Le manusci'it se compose, dans l'état actuel, de deux feuilles in-4 ; la première est numérotée, 4,5, 6, •;. la seconde 8, 9 : la lettre finit au bas de 9, et les deux pages qui suivent sont en blanc et ne sont pas numérotées. 11 est clair que la lettre est complète à la fin : dans la phrase Farewell, write often to me, dépend upon my e.ractness in ansivering yoii wlien I sliall be fixed in London nous avons une formule finale usuelle : et Voltaire a ajouté un postscriptum comme cela lui arrive. 11 n'a pas signé, mais il ne signe pas toujours ses lettres. Au contraire, comme la numérotation suffit à le montrer, la lettre est incomplète au commencement. Elle débute, au haut de la page 4, au beau milieu dune phrase. Il devait donc y avoir, à l'origine, une première feuille in-', aujourd'hui perdue, numérotée, à partir de la seconde page, i, 2, '^ : la première page restait en blanc et probablement pliée ad hoc avait porté la suscription et servi d'enveloppe. Quant au texte, c'est bien lé texte corrigé que donnaient VAi/icn.vum et toutes les publications qui en dérivent. Les corrections qui sont nombreuses ne portent que sur la forme, mais elles sont fort intéressantes. Nous y reviendrons plus loin.

Pour le moment nous voulons rechercher comment le manuscrit est jadis venu entre les mains de Pope et de Warburton. Une phrase de la correspondance d'Atter-

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