LU INTRODUCTION
rentrée non sans peine en possession de larrière-petit-fils (le Beaumarchais. Les circonstances de temps et de lieu ne nous ayant permis jusqu'ici qu'une exploration sommaire de ce trésor, nous en évaluons approximativement les pièces à deux mille. Plusieurs sont de la main de Voltaire, ce qui, on le sait, est assez rare. Y en a-t-il d'inédites? Fourniraient-elles des variantes précieuses? Nous en avons colla lionne une demi-douzaine, prises au hasard, qui ne nous ont offert que des variantes insignifiantes; mais l'exeniple de rédition des vraies lettres à l'abbé Moussinot, par ]M. Courtat, indique a priori qu'il y aura lieu d''y regarder de près. Nous n'y manquerons pas. » On remarquera que M. Lintilhac évalue le nombre de ces lettres à 2 000, tandis que l'édition de Kehl en comprend plus du double (/, 4()i lettres d'après M. Bengesco). Mais beaucoup de lettres ne furent prêtées à Beaumarchais et à ses collaborateurs que pour un peu de temps : on en prit copie et on rendit les originaux à leurs possesseurs. Il est possible que la collection dont parle M. Lintilhac ne renferme que des originaux. Elle m'est restée inaccessible.
8" Douze de nos lettres ont paru pour la première fois dans les Pièces Inédites de 1820. L'une d'elles (1. i3) fut reproduite par Dalibon-Delangle en 1825. passa dans Beuchot puis dans Moland. De qui la tenait l'éditeur Delangle? 11 n'est pas probable qu'il ait utilisé le Recueil de 1820, car il y aurait sans doute pris les onze autres lettres. Il est douteux pour la même raison qu'il ait eu connaissance de l'original. 11 a probablement imprimé d'après une copie faite par un tiers sur le Recueil Jacobsen. Chose curieuse, ce Recueil échappa complètement à Beuchot et à tous les éditeurs qui se sont succédé depuis 1820 '. Moland est le premier qui fit rentrer dans la Correspondance les onze lettres en question ; elles y rejoignirent la lettre i3 qu'un hasard avait détachée du reste du groupe.
I. Pour Beuchot du reste le fait s'explique : M. Bengesco nous apprend qu'ici, comme en un autre cas, il fut gêné par les lois sur la propriété littéraire.