‹ Correspondance de Voltaire, 1726-1729Chapitre 52 sur 162 · IMPRESSIONS. LUI · texte numérisé non relu

IMPRESSIONS. LUI

D'où venaient ces douze lettres et où sont-elles? Adressées à Thieriot, elles restèrent en sa possession avec bien d'autres jusqu'à la fin de sa vie. Quand il mourut, en 1772, Voltaire, aidé de d'Argental et de la police, chercha à les ravoir. Il n'y réussit pas. Les papiers de Thieriot furent vendus par Mlle Taschin, sa maîtresse, au duc de Nivernais. Celui-ci refusa plus tard de les remettre à Panckoucke et à Beaumarchais : on ne put imprimer dans l'édition de Kehl que les lettres dont il courait des copies. Le duc de Nivei'nais mourut en 1798, et il semble que la correspondance Voltaire-Thieriot fut saisie dans ses papiers par le Directoire'. On dut s'en défaire bientôt : ce qu'il y a de certain, c'est qu'en iSio nous la retrouvons entre les mains d'un descendant d'une vieille famille hollandaise depuis longtemps établie dans l'île de Noirmoutiers-, Corneille Jacobsen. Jacobsen avait une grande admiration pour Voltaire et il décida de publier la riche collection d'inédits qu'il possédait : de là le Recueil de 1820 pour lequel il eut l'aide de Decroix, le dernier survivant des éditeurs de Kehl. Il est probable que les originaux restèrent à Noirmoutiers au moins jusqu'en i834, époque de la mort de Corneille, et peut-être même beaucoup plus tard. En juin 1846, son fils Auguste put lire dans le Bulletin deti Arts, Guide des Amateurs de tableaux, dessins, estampes, livres, manuscrits, autographes, médailles et antiquités, le paragraphe suivant inséré par son directeur^ : « Le bibliophile Jacob ayant réuni depuis longtemps un grand nombre de lettres inédites de Voltaire, de poésies et de morceaux également inédits, se propose de les publier bientôt en 3 ou 4 volumes in-8°. Il fait donc appel à toutes les personnes qui posséderaient quelques pièces inédites et qui voudraient bien les lui communiquer pour sa publication destinée à compléter toutes les éditions de Voltaire

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