LIV INTRODUCTION
et parlicuiièreineni la meilleure, celle que le savant Beuchot a donnée en 60 volumes in-8°. » Nous croyons que c'est cette annonce qui amena de Noirmoutiers à Paris les papiers Thieriot, Kn tout cas, en juillet 1847, P^^^ Lacroix (le bibliophile Jacob) les a en sa possession et, au nom de l'administrateur de l'Alliance des Arts, il les propose à M. de Cayrol pour la somme de 5o() francs'. En même temps il se déferait volontiers des matériaux qu'il a lui-même amassés pour sa propre publication, à laquelle il renonce. Sur ce dernier point, de Cayrol dans sa réponse fait la sourde oreille : les temps ne sont guère favorables à publier du Voltaire, et M, Lacroix en abandonnant une publication projetée se conduit en sage : mais il y aurait quelque naïveté à reprendre son projet. D'autre part de , Cayrol est très content d'apprendre l'existence de la nouvelle collection, surtout si, comme c'est probable, ces « autographes précieux « sont inédits. « Car étant possesseur d'une très grande quantité de lettres autographes de Voltaire, je n'attache aucune importance à celles qui ont déjà été publiées, à moins toutefois que les ciseaux des différents éditeurs n'en aient retranché une partie. « Indépendamment des autographes, il possède quantité de lettres copiées, « au nombre desquelles se trouvent probablement une grande partie de celles que vous avez, et surtout — je le pense — les lettres anglaises dont vous me parlez ». Il demande donc à voir et à examiner la collection. On ne lui procura pas gratis ce plaisir : on se borna à lui envoyer une « liste » des autographes que l'Alliance des Arts était prête à lui céder au prix indiqué : cette liste donne les premiers mots de chaque lettre et à l'occasion la date, parfois la date seulement-. C'en fut assez pour que de Cayrol répondît sans tarder qu'il n'attachait aucune importance aux lettres qu'on lui offrait, « attendu que j'en
1. Voir toute la correspondance entre do Cayrol et Paul Lacroix, Bib. Nat., ms. fr. 12973, f" 3o5-2i4.
2. On y retrouve nos douze lettres, indiquées sans possibilité d'erreur.