LVI INTRODUCTION
réditeur? « Ces dix lettres, nous dit-il en note, ont lait partie de la collection Pougens. On n'a pas toutes les dates. Elles sont surtout précieuses parce qu'elles sont d'une époque où Voltaire écrivait peu de lettres *. » On voit que tout cela nous est donné comme de l'inédit. Notons la phrase onl fait partie de la collection Pow^cns. Elles n'en font donc plus partie. Où sont-elles alors? La Préface va peut-être nous répondre : « La plupart de ces manuscrits dont plusieurs sont de la main même de ^'oltaire nous viennent de la succession du secrétaire de Diderot, Roland, qui est allé mourir rue Sainte-Croix-des-Madelonneltes, avec une des j^lus belles collections de manuscrits et d'autographes des philosophes du xvm° siècle. 11 en a beaucoup vendu, il en a beaucoup donné et, en fin de compte, à sa mort, les fureteurs ont encore trouvé plus d'une bonne fortune chez lui. Pourquoi possédait-il ces papiers de Voltaire? On a dit que M. de Villelte les avait confiés à dAIembert pour les publier, que d'Alembert à son tour les avait confiés à Diderot, et que Diderot jugeant qu'il y avait bien assez de volumes de Voltaire, avait laissé Roland se les confier à soi-même. Ce n'est pas la seule source où nous ayons puisé. Quelques poésies, fragments et lettres nous ont été gracieusement communiqués par MM. Feuillet de Conches, de l'Escalopier, de Beaufeu, Sohier, la Sauvagère, de Villevieille et autres riches curieux d'autographes-. » Voilà certes une imposante liste d'autorités. Examinons pourtant ces dix lettres à Thieriotqui seules ici nous intéressent. « Trois seulement, nous dit M. Bengesco, Ccelles qui portent dans le recueil de 1862 les n°' 1, III et X) sont peut-être inédites, et encore n'oserions-nous pas affirmer qu'elles ne fassent jjoint partie de quelque lettre précédemment publiée, de Voltaire à Thieriot. Les n-"^ II, IV, V, VI, VII, VIII et IX avaient paru en icSao dans les Pièces Inédites de Voltaire (Moland, io5, 161, l'j^, 186, 18^, 195, 270). « De plus