‹ Correspondance de Voltaire, 1726-1729Chapitre 78 sur 162 · Sur les pensions de Voltaire, voir Appendice II · texte numérisé non relu

Sur les pensions de Voltaire, voir Appendice II

2. Quelques années auparavant, Voltaire avait cherché en effet à faire attribuer à Thieriot la moitié de la pension qu'il recevait du roi. Voici la lettre qu'il écrivait à cette occasion u A Son Altesse Sereniss. Monseigneur le Duc » : « Monseigneur, le sieur de Voltaire représente très humblement a Votre Alt. Serenissime qu'il avoit obtenu du roi, il y a quatre mois, le partage de sa pension de deux mil livres avec le S' Tiriot, son ami; sa maladie l'aiant empêché de poursuivre l'expédition de cette grâce, il suplie Votre Altesse Serenissime d'avoir la bonté d'ordonner un brevet de cent pistoles pour Tiriot et de réduire a mille livres celui de Voltaire qui est de deux mille. Votre Alt. Ser. assurera par cette bonté le bonheur de deux amis qui continueront leurs vœux pour elle. » (Bibl. Nat., nouv. acq. fr. 3i, P 206. Publié par Caussy, La Revue, 1910, p. 282.) Le ms. porte en haut à gauche, au crayon, la date 1723 : c'est le 4 novembre 1728 que Voltaire, alors au château de Maisons, tomba malade de la petite vérole. Un mois plus tard il était en convalescence à Paris. Il est probable que la requête au Duc de Bourbon, qui venait de prendre le pouvoir, est de la seconde quinzaine de décembre 1728. On voit qu'elle ne fut pas agréée.

Je ne sais comment madame de Bernières pense à mon égard. v

Pi-endrait-elle le soin de rassurer mon cœur Contre la défiance attachée au malheuii?

Je respecterai toute ma vie l'amitié qu'elle a eue pour moi, et je conserverai celle que j'ai pour elle. Je lui souhaite une meilleure santé, une fortune rangée, bien du plaisir, et des amis comme vous. Parlez-lui quelque fois de moi. Si j'ai encore quelques amis qui prononcent mon nom devant vous, parlez de moi sobrement avec eux, et entretenez le souvenir qu'ils veulent bien me conservera

Pour vous, écrivez-moi quelquefois, sans examiner si je fais exactement réponse \ Comptez sur mon cœur plus que sur mes lettres.

Adieu, mon cher Thieriot; aimez-moi malgré l'absence et la mauvaise fortune.

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