LETTRE 31 VOLTAIRE A POPE
[8 novembre?]
Sir', I hear tliis moment of your sad adven-
(a) Ruffiiead, Life of Pope, 1769, p. Qia. — Ro3coe, The Works of Alexander l'ope, 182/1, p. 3io. — Elwin et Courthope, Tlie Works of A. Pope, t. X [188G], p. i32. — Ballantyne, Vollaire's Visil to England, p. 78. — Ch. Gollins, Voltaire, etc., in England, p. 29. — A. Filon, Feuilleton du Journal des Débats du 2/1 juin if)o8 (en partie). — P. Deseille, traduction du Voltaire de Ch. Collins, njii, p. 27. — Roscoe seul a reproduit le texte de Ruffhead, à un détail d'orthographe près, et en ajoutant une date du reste fausse. Elwin et Courthope ont modifié légèrement le texte. M. Ballantyne l'a retouché assez sérieusement et ses retouches ont passé dans toutes les éditions postérieures. Notons seulement la variante « it would hâve supported you » (au lieu de respectcd qu'avait écrit Voltaire), très jolie assurément, mais on oublie que le malheureux Pope est enfermé dans son carrosse.
I. Dans rédition Roscoe, notre lettre est datée Friday at noon Noi'. 16^^ 1~26. Mais en 1726, le 16 novembre est un mercredi dans le vieux style (qui est certainement celui dont Voltaire se sert ici), un samedi dans le nouveau. La vérité c'est que Roscoe a fait une confusion : la lettre est simplement datée dans Ruffhead où il la prise Friday at noon, mais elle est précédée immédiatement de remarques sur une lettre de Pope à Swift du 16 novembre 1726. L'éditeur a par distraction mélangé les deux dates ou cru que Ruffhead avait l'intention de laisser entendre que la seconde avait été écrite le même jour que la première. Du reste en la circonstance l'erreur est vénielle, car il ne s'agit tout au plus, comme on va le voir, que d'une semaine de différence. Gay écrit à Swift le 22 oct./ 2 nov, 1726 : « I hear that Lord Bolingbroke will be in town at his house in Pell-Mell next week ». Bolingbroke revient donc de sa ferme de Dawley dans la première semaine de novembre. Le 16/27 nov. Pope écrit à Swift sur Gulliver, qui
ture ' . That Avater you fell in was not Hippocrene's Avaler, othcrwise it would hâve respected you. Indeed I am concerned beyoïid expression for the danger you hâve been in, and more for your wounds. Is it possible that those fingers Avhich hâve Avriltcn thc Râpe of the loch, and the Crilicism, Avhich
avait paru le 28 oct./8 nov. : «. I wisli I could tell you how every single man looks upon it, to observe which has been my vvhole diversion this fortnight. I hâve never been a night in London since you left me [autour du 20 août], till now for this very end. » Il semble donc que Pope soit à Londres depuis le i3 novembre environ. Le lendemain du jour où il écrit ainsi au doyen de Saint-Patrick, le 17/28 nov., il adresse de concert avec Gay une nouvelle lettre à Swift, toujours sur Gulliver '. les deux amis y mentionnent l'opinion de Bolingbroke. Le trio est donc réuni, et depuis quelques jours, semble-t-il. Nous croyons que Voltaire, qui le 16/27 octobre, sur le point de retourner dans sa retraite après une visite rapide à Londres, annonçait à Mme de Bernières qu'il pourrait bien y revenir « incessamment » et s'y fixer pour l'hiver, a dû venir s'établir à Londres à peu près au moment où Bolingbi'oke de son côté rentrait dans sa maison de Pell-Mell. Bolingbroke lui apprend l'accident qui est arrivé à Pope, et Voltaire écrit sur-le-champ à son <( maître )> la jolie lettre de condoléances que nous lisons ici. On peut donc la dater du vendredi 28 oct./8 novembre. C'est le jour même où a paru Gulliver. Quatre ou cinq jours après Voltaire verra Pope pour la première fois, probablement chez Bolingbroke,
I. Pope revenait un soir de Dawle}' dans le carrosse de Lord Bolingbroke ; à un mille de sa maison il fallait traverser une rivière sur un pont en fort mauvais état. Tout sécroula et l'équipage tomba dans la rivière. Les portières de la voiture étaient fermées. Pope était dans l'eau jusqu'aux nœuds de sa perruque. Le laquais dut briser une glace pour le retirer et un éclat de verre lui fit une coupure à la main droite. Pendant longtemps il ne put se servir ni du petit doigt ni de l'annulaire. Ceci se passait vers le 20 septembre n. s. Voir les lettres adressées à Swift par Gay, 16 sept., Arbuthnot, 20 sept., Bolingbroke, 22 sept., Œuvres de Pope, éd. Elwin, t. VII, p. 77 et suiv.
have drcssed lîomcr * so becomingly in an English coat, should have bccn so barl)aiously Ireated? Let tlie harul of Dennis "\ or of your poelasters be eut cf. Yours is sacred. I hope, Sir, you are now perfectly rccovercd. Really, your aecident concerns me as mucb as ail ihe disasters of a masler ouglit to alTect bis scholar. I am sincerely, Sir, Avith the admiration which you deserve,
\our most humble servant,
\0LTAIRE.
In niy Loi'd Bolingbroke's liouse, Friday at uoon.
TRADUCTION DE LA LETTRE 3l.
Monsieur,
J'apprends à Finslant le triste accident qui vous est arrivé. L'eau dans laquelle vous êtes tombé n'était pas l'eau d'Hippocrène, autrement elle vous aurait respecté. Vraiment je suis ému plus que je ne puis dire du danger que vous avez couru et plus encore des blessures que vous avez reçues. Est-il possible que les doigts qui ont écrit V Enlèvement de la boucle et la Critique, qui ont habillé Homère d'un vêlement anglais si élégant, aient été traités de façon si barbare? Qu'on coupe la main à Dennis, ou à
1. Les six volumes de l'Iliade parurent de i^iô à 1720. Pope se mil alors à V Odyssée, où il eut des collaborateurs et dont le succès fut beaucoup moindre : les trois premiers volumes furent distribués en 1720, les volumes IV et V en 1726, l'année même où Voltaire arrive en Angleterre.
2, John Dennis (1657-1784), auteur dramatique très médiocre et critique non sans mérite, dit-on. Il eut le malheur de se quereller avec quelques-uns des plus grands écrivains de son temps, Addison et Pope. Pope le ridiculisa sans pitié dans la Dunciadc. Voir Lanson, Letlres pliilos., Il, p. 267, n. i.
VOS poétei^eaux. La vôtre est sacrée. J'espère, monsieur, que vous êtes maintenant complètement rétabli. En vérité je prends à votre accident la part qu'un disciple doit prendre à tous les malheurs de son maître. Je suis sincèrement, monsieur, avec l'admiration que vous méritez, Votre très humble serviteur.
YoLTAir.E.
Chez milord Bolingbroke, Vendredi à midi.
VOLTAIRE A THIERIOT "
[i3 février 1727.]
J'ay receu '' hier votre lettre du 26 janvier n. s *. ;
(a) Bib. Nat., fr. 12908, f 187, 4 p. grand in-/i°. En haut de la i'" page, en apostille, d'une main différente de celle de la lettre : A M. Tiriot, et : 1727 fe\•^ — Supplément de 1^08, p. 57. — Moland, 1. iGq.
(b) Siippl. et Mol., je reçus. — Le ms. donne bien « je receus >>, mais quand on j regarde de plus près on voit qu'il y avait d'abord sûrement jet/ : on a remplacé ay par e d'une encre nettement plus noire. D'autre part il y avait d'abord « receu » ; on a sûrement ■ajouté une s et il me semble presque sûr que c'est d'une autre encre que le texte. Il faut donc rétablir j'ai/ receu hier, et nous avons affaire à une correction de puriste. La lettre, comme on le verra, porte d'autres traces de « révision ».
I. On peut être surpris qu'une lettre mise à la poste à Paris le 26 janvier n'arrive à Londres que dix-sept jours après. Mais à cette époque on ne traversait pas toujours la Manche aussi facilement qu'aujourd'hui. Qu'on en juge : le 19 août i'JJ-Ç^ M. et Mme Morice quittèrent Westminster pour aller par Bordeaux rejoindre leur père et beau-père Atterbury qui était alors à Montpellier. Ils arrivèrent le 21 à Douvres où ils furent retenus pendant dix jours par des vents contraires; le 3i on met à la voile, mais le 2 septembre le vent pousse le bateau dans le port de Plymouth : là il faut attendre pendant vingtcinq jours un vent favorable; le 27 on repart, pour être ballotté par la tempête pendant quatre jours, et force est bien bon gré
je VOUS avoue que je ne comprens pas comment VOUS n'avez reccu qu'un tome des Volages de Gulliver^; il y a près de trois mois^ que je chargeay M' Dussol des deux tomes pour vous; vous étiez en ce temps la en ISormandie; * l'adresse des deux volumes etoit « chez Mad. Berniere », avec une lettre dans le même paquet; je pris même la précaution de vous écrire par la poste pour vous donner avis de l'envoy de ce livre ^ *. Ayant etc trois mois sans
mal gré de se réfugier dans le port de Faliuouth (3o septembre). Enlin le i octobre beau temps et bon vent : ou met à la voile pour la troisième fois et on arrive le 7 à Bordeaux. Diary of journey and voyage froui ÎVestmiiister tn Bordeaux and to Toulouse, anno 1729. Brit. Mus., ms. add. 5 i4i, f" 79-
1. Gulliver's Tvavcls, le chef-d'œu^■rc de Swift. Le livre parut à Londres le 8 novembre, sans nom d'auteur. Mais personne ne s'y trompa et il n"y eut qu'une voix pour l'attribuer à M. le doyen de Saint-Patrick qui était alors en Irlande. Le succès fut très vif : Desfontaines nous apprend qu'il s'en vendit en trois semaines dix mille exemplaires (Préface de sa traduction, p. xxxii). Pendant longtemps Gulliver fît l'objet de toutes les conversations. Pope et Gay observaient curieusement l'effet produit et tenaient leur ami d'Irlande au courant. Voir particulièrement leur lettre à Swift du 16/27 novembre. (Elwin, t. VII, p. 88.)
2. On voit que Voltaire dut acheter les deux volumes le jour même où ils parurent, ou peu s'en faut. Il est intéressant de le trouver dès les premiers jours si alerte à discerner, dans la production courante, les œuvi-es véritablement durables.
3. Cette lettre ne s'est pas retrouvée, non plus que le billet d'envoi. C'est évidemment là que Voltaire appelait déjà Swift « le Rabelais d'Angleterre ». Thieriot la reçut parfaitement, car il la montra à Desfontaines. Voir la préface de l'abbé à sa traduction de Gulliver, p. xi : « Dans ce même tems [sur la fin de l'année dernière, 1726], un ami de M. de A'oltaire me montra une lettre de fraîche datte, écrite de Londres, où cet illustre poète vantoit beaucoup le livre nouveau de M. Swift, et assuroit qu'il n'avoit jamais rien lu de plus amusant et de
recevoir de vous aucun signe de vie, je m'imaginois que vous traduisiez M' Gulliver, et je me consolois de votre silence par l'espérance d'une bonne traduction qui selon moy vous auroit fait baucoup d'honneur et de profit. Vous me mandez que vous n'avez receu de ]VP Dussol que le i" volume et que vous n'avez pas voulu le traduire dans l'incertitude d'avoir le second. A cela, mon cher amy, je vous repondray que je vous aurois pu envoyer tous les livres d'Angleterre en moins de temps que vous n'en pouviez mettre a traduire la moitié de Gulliver. Mais comment se peut il faire que vous n'aiez différé votre traduction qu'a cause de ce second volume qui vous manque, puisque vous me dittes que vous n'avez lu que trois chapitres du premier tome. Si vous voulez remplir les vues dont vous me parlez par la traduction d'un livre anglois, Gulliver est peut être le seul qui vous convienne : c'est le Rabelais ' d' Anplus spirituel, et que s'il étoit bien traduit en François il auroit un- succès éclatant. » A travers les mots de l'abbé nous voyons encore transparaître l'enthousiasme de Voltaire. Mais la contagion ne gagna pas l'indolent Thieriot. — Ainsi ÏNIoland avait tort de croire que la lettre antérieure mentionnée dans notre lettre 82 était le passage de la lettre XXII sur les Anglais où il est également question de Swift et de Rabelais. M. Lanson, se fondant sur la date certaine des Lettres philosophiques, a déjà relevé cette erreur. Lettres phiL, t. II, p. 142, n. 11.
I. C'était là un terme courant dans le petit groupe de lettrés que fréquentait Voltaire, soit qu'il le leur eût suggéré, soit, ce qui est plus probable, qu'on s'en fût avisé avant lui. Dans la Dunciade, dont la i'° édition autorisée est de 1729, mais qui est composée vers 1726, Pope s'adressant à Swift s'écriait :
G Thou! whatever title please thine ear, Dean, Drapier, BickerstafF, or Gulliver!
Whetlier thou choose Cervantes' serious air, Or Iç-iigh and shakc in RabUais easy chair.
glctoiTc ", comme je vous l'ay dcja mandé, mais c'est un Rabelais sans fatras ' et le livre seroit très amusant '' par luy même, par les imaginations singulières dont il est plein, par la légèreté de son slile, etc., quand il ne seroit pas d'ailleurs la satire du genre humain. * Vous me demandez je ne scai quel vieux bouquin qui n'est point intitulé comme on vous l'a dit The Improvement of Human Reason^ mais The self iaughl Philosopher^, livre peu estimé, difficile a
(n) !Mol., de l'Angleterre.
{b) Mol., ce livre serait amusant.
I. Il fera la lîiême comparaison un peu plus tard dans la vingt-deuxième Lettre philosophique et également à l'avantage de Swift : « Mr Swift est Rabelais dans son bon sens, et vivant en bonne compagnie; il n'a pas à la vérité la gaieté du premier, mais il a toute la finesse, la raison, le choix, le bon goût singulier et presque inimitable; la bonne plaisanterie est son jjartage en vers et en prose, mais pour le bien entendre il faut faire un petit yoïage dans son pais. « Ed. Lanson, t. II, p. i35.
1. C'est la traduction anglaise d'un roman philosophique arabe du xii" siècle, oeuvre de Abou Bekr Mohammed ben Abdel'Mélik Ibn Thofaïl, vizir et médecin de Abou Ya' quoub Youçof, alors souverain de l'Espagne musulmane et de l'Afrique du Nord. Edward Pococke en donna une version latine en regard du texte arabe sous le titre de Philosophus antodiclactus, 167a. Avant la lin du xv!!!-' siècle deux traductions anglaises avaient paru, faites toutes deux sur la version latine : l'une intitulée An acconnt of the Oriental Pliilosophy, shewing the wisdom of some renowned men of the east, and particularly the profound nisdoin of liai Ebn Yokdan, hoth in natural and divine thinf;s, 1674, 6st sans nom d"auteur, mais émane probablement de la Société des Quakers; l'autre, intitulée : The Ilistory of liai Eh'n Yockdan, an Indian prince, or the Self-Taught Philosopher, 1686, est due à G. Ashwell. Le traducteur nous déclare dans sa Préface qu'il a omis certains passages, l'endroit par exemple où on nous dit que liai était peut-être né d'une masse d'argile, car, ajoute-t-il, il n'y a que les animaux très inférieurs, comme les grenouilles et les souris, qui naissent ainsi de la terre. Au début du siècle suivant on fit
trouver et qui par conséquent ne vaut pas probablement la peine d'être clierché; mais vous négligez un bon livre que vous avez entre les mains pour un mauvais dont on vous a dit du bien. Je vous envoyeray le Self taught Philosopher par la première occasion, j'y joindrai un second tome de Gulliver que je viens d'achepter exprès ; mais * j'ay a vous avertir que le second tome n'est pas a beaucoup près si agréable que le premier, qu'il
de notre roman une troisième traduction, cette fois sur le texte arabe : The Improvement of Hiiinan Reason exhibited in the life of Hai Ebn Yokdhan, by Simon Ockley, Vicar of Swavesey, in Cambridgshire, 171 1 (mais imprimée dès 1708). On voit maintenant d'où proviennent les incertitudes sur le véritable titre de louvrage. Thieriot, qui préparait depuis quelque temps un travail sur Mahomet (cf. la lettre de Voltaire du 25 août 1726, iMoland, 1. 149)) avait entendu parler de la traduction de S. Ockley et il demanda à son ami de lui envoyer The Inipvoyement of Human Reason. Mais les gens à qui s'adressa Voltaire pour obtenir des renseignements ne connaissaient probablement que la traduction de G. Ashwell, The Self Taiight Philosopher : ils redressèrent Voltaire, qui à son tour redressa Thieriot. Ce qui ne l'empêcha pas, une quinzaine de jours après, de lui envoyer bel et bien la traduction Ockley, intitulée The Improvement of Iluman Reason.- Elle est très médiocre, nous dit un connaisseur, M. Léon Gauthier : il est certain qu'elle est fort peu attrayante, et on comprend que Voltaire, tourné à ce moment vers de tout autres études, s'y soit ennuyé. (Voir 1. 84.) Mais il ne faudrait pas que son accès de mauvaise humeur nous égarât sur le compte du philosophe arabe. C'est dans la traduction française de M. Léon Gauthier qu'il convient aujoui'd'hui de lire son ouvrage : Hayy ben Yaqdhân, roman philosophique d'Ihn Thofaïl, texte arabe et traduction, Alger, 1900. On est surpris de découvrir une œuvre qui se lit facilement et avec plaisir, un raisonnement subtil, fin, d'une logique serrée, u L'auteur s'est pi-oposé de concilier l'autorité et la raison, la théologie traditionnelle des Musulmans et l'esprit de libre examen. » Et on rencontre dans son livre « au milieu dune physique péripatéticienne greffée sur un
yS CORRESPONDANCE DE VOLTAIRE.
roule sur des choses particulières a l'Angleterre et indilTcrcnlcs a la France, et qu'ainsi j'ai bien peur que quelqu'un plus pressé que vous ne vous ait prévenu ' en traduisant le premier tome qui est fait pour plaire a touttes les nations, et qui n a rien de commun avec le second. A l'égard de vous envoyer des livres pour une somme d'argent considérable, j'aimerois mieux que vous dépensassiez cet argent a faire le voiage.
Vous savez peut être que les banquerouttes sans ressource que j'ay essuieez en Angleterre', le retranchement de mes rentes*, la perte de mes pen-
mysticisme transcendant, des vues astronomiques, géographiques, physiologiques et philosophiques dallure véritablement moderne; par exemple sur les conditions cosmographiques du climat tropical, sur la vivisection, sur le rôle social des religions positives et le rapport des symboles dont elles s'enveloppent à la vérité métaphysique. » La fiction qui sert de cadre à louvrage n"est pas sans charme : « on y trouve le prototype de Robinson Crusoë à qui ne manque même pas son Vendredi ». Ajoutons que c'est un Robinson d'une curiosité scientifique et dune « spiritualité » que ne connut jamais le héros de De Foe.