U2 CORRESPONDANCE
Bourgoigne à qui il plaira à Sa ^lajesté. Vous suppliant, Monseigneur, no trouver mauvais si je metz peine de garder ce qu'il m'est donné en charge sur ce peu d'honneur que Dieu m'a donné, que je ne suis prest à perdre [)our le iloy mesmes ny pour homme qui vive. Quant à ce qu'il vous plaict mander en delTault desdicts vingt mil escuz de mettre en garnison vostre armée dedans Challon ou Dijon, sce sont villes de frontière que avec laide de Nostre- Seigneurj'ayjusquesicy fort bien conservées, comme aussy le pais. Sadicte Majesté le peult ruyner ou en faire ainsin qui luy plaira. Je mettray peine à obeuir à ce qu'il me sera commandé et à vous faire très humble service, quant vous me ferez cet honneur de m'y emploier.
Monseigneur, je prie à Dieu vous donner en sancté très bonne et longue vie.
De DijoD, ce XIX'^ dt^cembre 1562.
B.bl. Nat. — Fonda français. — Ms. 4634, f. 06. — Minute.