A M. DE VERGY
Dijon, 16 octobre 156S.
Monsieur mon cousin, j'ay receu la ratification de la neutralité faicte par le Roy depuis sa majorité, ainsy que la demandez, dont je vous envoie ung double. Sy vous vouliez envoler ycy quelcun qui aporte l'original des vostres, je feray le tout publier à la court de Parlement, d'autant que ladicte court ne publiera que sur les originaux; je vous renvoieray l'original des vostres. Au demeurant ceux des Estatz de ce pais m'ont faict entendre qu'ilz se délibèrent, comme il est bien raisonnable de jouir du fruict de ladicte neutralité, pour les bénéfices de par delà, selon les protestations qu'ilz en firent faire au traicté du renouvellement d'icelle neutralité, lesquelles leur sont réservées et demeurent saufves par le traicté présent. Sur quoy je vous prie m'advertir de vostre intention. Quant à ce que vous m'avez mandé du prieuré de Ginay, je y tiendray la main, de sorte que Messieurs de par delà en auront contantement. (Jui est l'endroict, etc.
De Dijon, ce xvi* octobre 1568.
Ribl. Nnt. — Porlcf. Fontotto XI.*, f. 11. — Poublo de l'originil.
\ Ot) CORRESPONDANCE