‹ Correspondance des Saulx-Tavanes au XVIe siècleChapitre 121 sur 226 · A M. DE MONPEROUX · texte numérisé non relu

A M. DE MONPEROUX

(Dijon), 20 octobre 1û63.

Monsieur mon cousin, j'ay receu voz lettres parlant de ce que Messieurs les commissaires veullent lever les armes de Mascon, pour lesquelles ilz m'ont escript, comme aussi pour certains aultres pointz à quoy je leur fais responce, comme pourrez veoir par les lettres que je leur en escris. Lesquelles, aprez les avoir veuos,vous les pouriez rendre à ce porteur en les canselant de la queue pendante. Hz m'ont

aussi envoyé une requeste que ceulx de Lyon leur ont faicte touchant les marchandises qui sont arrestées, et en preignent les soldalz de l'argent, chose de quoy il se fault bailler garde bien exactement; et sy il se treuve quelc'ung qui en aye pris argent par cy devant, les fault punyr à ce que les deniers du peaige n'en demeurent pour le service du Roy, laissant faire aux officiers du Rov leur charcje en ce faictsans y empescher aulcunement, comme je vous ay par cy devant escript. Et pour ce que j'estime que ceulx dudict Lyon peuvent avoir esparner la véritté en cella, je vous prye faire justiffier ceux qui s'en sont mêliez; le faisant entendre aux susdicts commissaires, combien que cella ne soit du faict de la reUgion. Cella servira affin qu'ilz facentla responce à ceulx dudict Lyon de ce qu'il se treuvera estre affaire. Quant à voz soldalz, j'ay envoyé Pellissier à la court il y a jà quinze jours, et suis tousjours en attendant responce. Sytost que j'en auray nouvelles je vous en advertiray. Qui est tout ce que je vous puis mander, me recommandant de bien bon ceur à vostre bonne grâce , priant Dieu vous donner bonne et longue vie.

Du n« octobre 1563.

Bibl. Nal. — Fonds français. — Ms. 4634, f. 102. — Minuta.

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