AU ROI
( POUR LES AFFAIRES d'esTAT AU GOUVERNEMENT DE BOURGOGNE )
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Pour ce que vostre trésorier de la généralité de ce gouvernement faict ordinairemant, de son auctorité et sans ordonnance de vostre gouverneur ou son
DE GASPARD DÉ SAULX-TAVANES iTi
ieutenant, plusieurs réparncions en voz chasteaux, Dlaces fortes et maisons de ce pays qui se treuvent riutilles, et les nécessaires sont délaissées; à ceste :ause il plaira à Vostre Majesté deiïendre très expressémant audict trésorier s'in^^érer à faire faire lesiictes réparacions et marchef d'icelles, auparavant que d'en avoir communicqué à vostredict gouverneur ou son lieutenant, et obéyr à ce que par eulx en sera ordonné, aultrernant le deschar'^er de l'entretenemant de tous lesdicts chasteaulx et forteresses, et ruynes d'icelles, municions gastées et pourries par faulte de couverture.
Aussi plaira à Vostredicte Majesté considérer que esdictes places fortes y a [)eu do gens pour lagarJe d'icelles.
Affin que ce qui dépend entièrennant de vostre service soyt plus promptennant et dilligemniant exécuté, il vous plaira, Sire, ordonner quelijue somme de deniers pour les affaires d'eslat et partyes inopinées, sans les remeclre à l'advancemant sur vusdicts gouverneur et lieutenant, d'aultant quelapoursuitte pour le recouvrement d'icelle couste aultant (pie le piincippal.
Pour ne tumber aux inconvéniens que cy devant sont advenuz à faulte de n'avoir parachevé les fortiflications et boullevarlz de voz villes de Dijon, Seurre, Beaulne et Chalon, mesme de la citadelle dudict lieu, que par succession de temps se pourroient ruyner, s'il/, ne sont entièremant parachevez; à ceste cause il plaira à Vostredicte Majesté ordonner quelque petite somme de deniers pour cstre employée au parachùvemant desdicts boullevartz
i 78 CORRESPONDANCE
(Ml ordinaire, afin de mieulx asseurer vostre fronliùre.
Et pour ce que Belarmat est depuis quatre ans ença employé pour la frontière de IMcardye, il plaira à Vostredicte Majesté ordonner ung commissaire ingénieur [)uur lesdictes fortifications.
Pour donner meilleure occasion aux conseillers d'estat tant de longue (|ue courte robbe, appeliez et choisiz par vostredict gouverneur ou son lieutenant, de continuer à vostre service, et qu'ilz ayent moyen de supporter les grandz fraiz qu'ilz font à la suitte par tout ledict gouvernemant, quant les affaires se présentent, il i)laira à Vostredicte Majesté leur constituer quelques gages à les prendre sur vostre recepte generalle de ce pays.
Aussi dispenser aulcungs des conseillers de vostre Parlemant de ce lieu de leur service pendant le temps qu'ilz seront employez ausdictes affaires d'estat, ainsi qu'ilz seront appelez par vostredict lieutenant.
Pour ce que les commissaires par vous députez en cedict pays pour l'exécution de vostre eedict de pacificacion entrepi'enent congnoissance sur le faict des armes et démolitions faictes pour les fortificacions de voz villes et places fortes auparavant icelluy eedict par l'auctorité de vostredict gouverneur ou son lieutenant; il plaira à Vostredicte Majesté sur ce pourveoir et leur en interdire ladicte congnoissance, comme choses qui ne dépendent de leur commission.
Bibl. Nat. — Fonds fiançnis. — Ms. 4630, f. 7". — Copia-