‹ Correspondance des Saulx-Tavanes au XVIe siècleChapitre 140 sur 226 · A LA REIXE-M1:RE · texte numérisé non relu

A LA REIXE-M1:RE

Dijon, 7 avril 1567.

^ladame, vous voyez sce qui sce présentte pour me faire paroistre le bien que vous me vouliez et dont vous m'avez tant assuré; comme je me le suis toute ma vie promyz, vous estant sy fidelle serviteur. Je vous suplie très humblemant conssidérer avecque quelle rayson je vous puis faire ceste requeste, et, si vous me faillez à sce coup, si j'ay oquasion de desespérer du tout de jametz estre honoré, ny recongneu pour cerviteur de Vauz Majestez, tel que j'ay esté et que je suis. L'espéransse de bonheur m'a fait travailler de faire les servisses que j'ay faitz et non le bien, que Vostre Majesté saura sy luy plait conssidérer. Faisant pour moy, vous ne fistes jametz pour homme moinz ingrat, ny de qui vous tegniez la vie plus à vostre commandemant. Voillà tout mon language, remettant sce fait qui touche à Vaus Majestez et à moy de sy prez à vostre bon'jugemant et bontez(l).

Madame, je prie à Dieu vous donner en santté très bonne et longue vie.

Bibi. Nat. — Fonda français. — Ms. 463^, f. 6t. — Minute.

(1) Depuis longtemps Tavancs souhaitait avec passion le litre de maréchnl de France. Il l'avait sollicité en 1564 h la mort du maréchal de Brissac, et n'avait obtenu de la reine-int're que des promesses. (Lellre de Catherine de Médicis,du 14 avrill564, ms. 4632, f. 112.) Il

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