A M. DE L'AUBESPINE
Dijon, 7 avril lo67.
Monsieur de Laubespine, vous voyez sce qui sce présente : sy jametz nostre mestresse veult faire pour moy, il sce congnoistra à sce coup : je ne m'atans plus à promesse, à honneurs, ny chose quelconque, sy elle me fault, et n'est plus question de rien croire, ny espérer en ce povre monde. Je vous suplie me faire tant de bien d'en vouUoir dire ung mot à bon essian : je le recongnoistray fort bien à vostre conttenttemant. Je vous parlle einssy privémant sachant l'amytiez que vous me porttez; mez vous ne fistes jametz pour homme moinz ingrat ny de qui vous puissiez faire plus d'estat que de moy, que je vous prie croire comme d'ung homme véritable, remettant à vostre bon jugemant le tout; ne vous en diray davantaje synon mes pluz affectionnées recommandations à vostre bonne grâce et prie à Nustre Seigneur vous donner, etc.
Bil)l. Nal. — Fonds français. — Ms. 4635, f. fi»^'. — Muiuto.
revioMt ici ù la cliarjie aussil'M apirès la mort du maréchal de BourdilloM (3 avril 1567). Il lui fut ri«|>oiulu que la place élail promise h Gonnor. (Lcllres de la reiuc-mère et du roi. Il avril, ms. <G31, f» 44 et 117.)
Uo. INSTIU:CTION