AU DCC DE XEVERS
1"- Juillet lûJ3.
Monseigneur, je receuz hyer au soyr par le cappitaine Anthoine de Poyrin les lectres qu'il vous a pieu m'escripre du xxvr du moys passé , ensennble celles du Roy et de monseigneur le connestable, suyvant lesquelles ayant assenablé les cappitaines qui doibvent partyr, je leur ay faict entendre la volonté du Roy et commandé de faire empaqueter leurs armes, ce qu'ilz feront aujourd'huy et demain, et pourront partyr lundy procbain, si leur payement du moys passé est arrivé, sans lequel ilz ne peuvent bonnement desloger. Je leur dresseray leur cbemyn à la traverse pour, s'il est possible, aller joindre ceulx qui partent de Metz, affm d'éviter la foulle du peuple. Monsieur, il vous plaira me commander vostre volunté pour vous très liumblement obéyr.
Du premier jour do juillet ir)'i:<.
Ril)I. Nul. — Fonds français. — .Ms. 4'3:iî, f. I ». — Minute.
(1) François de Clùves, premier iluc de Nevers,né le 25 octobre ISlii, mort le 13 février t5».i. — « Lt;.s forci's du roi sont soptiri'»»'? i\ M. de Novers.^ouveriu'ur do Cluimj»uj.îne,tjni proud Virlou,aiiii'' des troupes que le sieur de ïuvuucs euvoya de Vorduu. » {Mémoires dt Gusi>ard (le Saulx , au. 155i.)
i8 COURESPONDANCE
IG. AU COiNNETABLE
22 juillot 1333.
Monseigneur, j'ay receu les lettres qu*il a pieu au roy et à vous m'escripre suyvant lesquelles je ne fauldray de faire atrapper M' Ghristofle Preudhomme s'il vient par deçà, et le congnoys fort bien pour l'avoir veu souvent au voyaige d'Allemaigne. Je feray faire le guet sy vient à Bar, sy esse que l'on m'a dit qu'il fréquente souvant vers les Deux Ponlz et Kaiserlauter. Par quoy il seroit bon d'en avertir ceulx qui y sont voz serviteurs. Au demeurant, monseigneur, les soldars des bendes qu'il vous a pieu envoyer en ceste ville au lieu de celles qui en sont sorties pour aller au camp s'en vont journelement par faulte de paiement; ilz sont prez de leurs maisons et n'est possible de les en pouvoir empescher, si ne vous plaît pourvoir audit paiement. !Monseigneur, suyvant vostre commandement je me tiens tout prest à partir pour accompaigner le roy en son kamp, et m'cstimeroie bien mallieureuz, sy vous advez affaire, de n'estre près de vous pour vous faire servisse.
Du XXII» juillet 1553.
Bibl. Nat. — Fonds français. Mi. 4631, f. 13. — Minuta.
t)E GASPARD DE SAL'LX-TAVANES 49