‹ Correspondance des Saulx-Tavanes au XVIe siècleChapitre 22 sur 226 · AU CONNETABLE · texte numérisé non relu

AU CONNETABLE

31 août 15:^3.

Monseigneur, ayant receu voz lectres du xxvi* de ce moys, j'ay faict entendre à noz voysins la soubdaine retraicte de leur camp, lesquelz nous veullent faire penser que c'est pour aller au devant de leur secours , mais ils tiennent bien estrange quant on leur dict les grandes traictes qu ilz font, bruslant leur pays mesmes en s'en allant. Monseigneur, Jozeph Chevallier a esté icy; après avoir visité les grains qu'il a en charge, il m'a faict entendre qu'il y en y a envyron de troys à quatre cens rez qui ne sont point de garde, et demande les vendre pour en remectre d'autres à la place, ce (pie je ne luy ay voullu accorder sans vostre commandement; il vous })hiira en ordonner. Au demeurant. Monseigneur, après que ma compaignye a esté de retour de Metz, y ayant faict les exécutions (pie vous avez pu entendre par le sieur dt^ Vieilleville, je Tay envoyée jusques entre Arlon et Luxembourg avecques envyron trente chevaulx de monsirur de .lametz, autant de ceulx du sieur de l\abudanges et quelques harquebuziers à cheval de Slenay, avecques une partye des gens de piiMl de la garnyson de ^lommédy, pensant mercredy deriiviM' donner une estraicte à ceulx dudit Arlon ou Luxembourg, ce (|iii n'a esté possible; mais ilz ont ramené iing bulyu (pi(i l'on estime dn ciiKi ;'i six mil escuz. Vous

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prenez les liommes et nous les Lestes. Mais vous n'aurez point de bataille, de quoy je loue Dieu, et luy prie, Monsei«,nieur, de vous donner en santé très bonne et longue vye!

De Verdun, ce dernyer jour d'aoust 1553.

Bibl, Nat. — Fonds français. — Ma. 4634, f. 16. — Miuulo.

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