A TOUS LES BAILLIAGES
Dijon, \i décembre 1j60.
Messieurs, vous pouvés de ceste heure avoir entendu le triste inconvénient qui est advenu du décez du roy ; qui nous est une grande perte, combien (la grâce à Dieu) que ce royaulme ne demeure despourveu de vraiz et légitimes successeurs avec la royne mère qui pour le bien d'icelluy prendra en main la charge du devoirqu'il fauldra rendre en l'administracion, au contentement et repos du peuple; dont je vous ay bien voullu advertir suyvant les lettres qu elle m'a cscriples, ad ce que vous prcniés
DE GASPARD DE SAULX-TAVANES .^i
garde qu'il ne se dresse ou commance aucune assemblée, sédicion ou menée par tout vostre ressort, et où vous y conf,^noistrez quelques nouveaultez de maulvaise conséquence vous ne fauldrés incontinent de m'en advertir. Car je suis icy pour y pourveoir promptement au contentement de la susdicte dame et de la majesté du Roy son filz; et estant asseuré que vous y ferez tout devoir comme ses bons et loyaulx subjcctz , ne vous en feray aultrc plus long propos. Me recommandant à voz bonnes grâces je prie Dieu, Messieurs, vous donner voz désirs.
De Dijon, ce mue décembre 1560.
Bibl. Nal. — Fonds fiança!-». — Ms. 4634, fol. 1-2Î. — Minute.