‹ Correspondance des Saulx-Tavanes au XVIe siècleChapitre 52 sur 226 · MEMOIRE · texte numérisé non relu

MEMOIRE

POUR SURPRENDRE, PAR ORDRE DO ROI ET DE LA REINE-MÈRE, LES SIEURS DE MALIGNY ET LEUR MAISOX.

Se retireront devers L'omme (2) etluy faire entendre que toutte la France est en luy, et que tout despend de saprovidensse, et poursce qu'il peult estre que ledit L'omme n'entend pas fort bien coumant telle chose sce peuvent exécuter, s'aideront des bons et seurs advertissemans qu'il leur pourra bailler et lesseront les malvais, donnant ordre que rien ne debmeure par eulx ; et luy feront congnoistre.

Iten , yront veoir leur compaignons sans sce decobvrir en fasson quelconque, et neantmoins aprandrontsce qu'ilz pourront, leur faisant entendre dextrement sce qu'ilz pourront de celluy qu'ilz savent ; parllà pourront aprandre quelque chose.

(1) Celle phrase, en marge, remplace la suivante, barrée dans le corps de la lettre :

Mailame, le chevalier de Tenancc passa hier icy qui a une maison près (le Malifjiiy, (}iii m'avoit jà dict que ledict Maligny esfoit en sa uiaisou fort accoiiipaigiié de soldalz et aussy d'ung nombre de fauconneaux ou pièces de cainpai^ne.

(î) A la place de ce mot, il y avait /<; banquier qui a été rayé en cet euilroil, ainsi que plus bas. Ce mémoire s'explique et se complète par la lettre suivante.

Iten, s'ilz voient que l'eisné desdits compaignons aye quelque bonne opignion et que par son moien l'on en peut tirer quelque facille exécussion, luy feront tegnir mes lettres par homme interposé.

Iten, feront entendre le plus commodémant que faire sce pourra Foquasion pour quoy ilz sontabscens du pais, mesmes à leur susdit compaignon.

Iten, recongnoistront sagemant le fait et suz tout n'eslre oquasion d'enttreprandre chose qui ne soit bien asseurée d'estre exécutée.

Iten, sy treuvent et résolvent que cella soit facille, l'ung reviendra et l'autre debmeurera pour veoir s'il y aura mutassion qui puisse rompre le dessein, laquelle advegnant, m'envoiera homme esprez en diUigensse, et il s'en yra pour la faire entendre.

Sy l'on voit que les choses ne puissent vegnir aysemant à cffect, l'ung s'en yra le faire entendre etl'aultre reviendra. Il n'y a que dcuz pohitz, l'ung est la forsso de bras, l'autre la sutillitez.

Il fault sce donner guarde suz tout du lieu ouz ilz logeront, qu'ilz ne soient descoubverz, mesmes la nuit, en laquelle sce treuve à dire plus que de jour ; il me samble qu'il fault qu'ilz logent au lieu ouz le susdit homme leur dh'a.

Sy de fortugne ils treuvoieiit que le suzdit hommo leur fist le froit, ilz protesteront i|u'il ne lit nt à eulx, et néantmoins ne lesseront de veoir et entendre sce qu'ilz pourront; et sy de fortugne ilz veoient qu'il n'y aye moien, celluy qui yra fera enltendre leur dilligensse et de (juel pied ilz auront estez secouruz dudit homme.

Gi CORRESPONDANCE

Il fault suz tout faire congiioistre que rien n'y a esté oblié de sce qui sce peult du niestier et le faire entendre, s'il est besoin^', au long par les nicnuz pour la descharge.

Dibl. Nat. — Fonda fian(;aia. — Ms. 4G30, f. G. — Miiiulo.

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