AT DUC D'AUMALE
Dijon, 31 octobre lo62.
Monseigneur, je vous envoyé avec ceste la copie de quelques letres du cachot du lloy, que l'on a envoyées aux baillis pour les publier par deçà, d'autant qu'elle m'ont semblé de fort grande importance pour Testât de ce pays, auquel tout ce que nous avons faict jusques à présent ne sert de rien, sy on un seul Iraict de plume on veult aynsy elfacer tout l'ordre que nous avions dressé, et remettre es-
I2i CORRESPONDANCE
villes qu'à grand peine pouvons nous tenir asseurées, aynsy qu'elles sont, les ennemys que nous en avions chassez. Je vous supplie, Monseigneur, y vouloir prendre garde, et sur ce fayre remédier, selon que vous adviserez pour le mieulz, d'autant que les éleuz des Estatz de cedict pays ont délibéré d'empescher l'efTect et la publication desdictes lectres. J'en ay escrit à laRoyne, selon que ce porteur vous dira.
Monseigneur, je prie Dieu vous donner, etc.
De Dijon, ce derrenier octobre 1562.
Bibl. Nat. — Fonds français. — Ms. 4G34, f. 52. — MInulo.