AU ROI
Dijou, 2 novembre lo62.
Sire, j'ay présentement receu les lectres (1) qu'il vous a pieu m'escripre pour faire faire la monstre aux Suisses et les conduire en dilligence où est monsieur le mareschal de Sainct- André. Je leur feys faire leurdicte monstre le xxiii' du moys passé et les fiz achemyner avec le sieur de Sainct-Yincent commissaire ordinaire, qui les conduict de sorte qu'ilz peuvent estre de ceste heure joint auveque luy. Et pour ce que je n'avoys point de gens de cheval pour les accompaigner, ainsi que je vous avoys mandé, en ayant adverty mondict sieur le mareschal, il envoya Monsallez avec une partye de sa compaignie au devant d'eulx jusques à Bar-sur-Seyne, combien qu'il ne fust point de besoing, d'aultant que les ennemys avoient jà passé la rivière d'Yonne, prenans leur chemin devers Gyen. Et les voyant si fort reculiez hors de ce pays, je ne l'ay osé esloigner pour
(1) Dair^es de Rouen, 29 octobre. (Ms. 4 (.3-2, f. 27) «Vous avez Q8SCZ riiabiUide des airaires, ùcril le mOine jour Calberine à Tavaiics, pour reconuailre l'importance de celle dont vous écrit le roi. » (Md. 4C3i, f. 102.)
DE GASPARD DE SAULX-TAVANES i^ll
les inconvéniens que je prévoys y pouvoir advenir en mon absence, ainsi que je vous ay mandé par ung gentilhomme, que je vous ay dépesché tout exprès pour cela, et pour vous faire entendre les afîaires dudict pays.
Sire, etc.
De DijoDj ce ii^ novembre 1562.
Bibl. Nat. — Fonds français. — Ms. 463o, f. 9. — Minute.