‹ Correspondance diplomatique de TalleyrandChapitre 5 sur 22 · INTRODUCTION. V · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. V

en Angleterre; faux dans sa base, il peut être soutenu par un Etat insulaire.

« La nouvelle France n*a pas manqué de se l'approprier et de le proclamer hautement. Ce sont les brigands qui récusent la gendarmerie et les incendiaires qui protestent contre les pompiers. Nous n'admettrons jamais une prétention aussi subversive de tout ordre social ; nous nous reconnaîtrons, au contraire, toujours le droit de nous rendre à Tappel que nous adressera une autorité légale en faveur de sa défense, tout comme nous nous reconnaissons celui d'aller éteindre le feu dans la maison du voisin pour empêcher qu'il ne gagne la nôtre. «

Ce principe de non-intervention, c'était celui que Mirabeau recommandait à la Révolution, quand il écrivait, le 29 décembre 1789 : « La future Constitution laissera-t-elle aux ministres le pouvoir de mêler la France dans les tracasseries intérieures des autres pays, de préparer pour l'avenir des semences de difficultés, de guerres, de dépenses onéreuses pour nous, absurdes en elles-mêmes et odieuses à nos voisins? j^

C'était justement la nouvelle base de politique extérieure que la Révolution française avait proclamée dans la Constitution de 1791 , quand , réglant les rapports de la nation française avec les nations étrangères, elle déclarait renoncer à entreprendre aucune guerre dans la vue de faire des conquêtes, et affirmait qu'elle n'emploierait jamais ses forces contre la liberté d'aucun peuple.

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