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Monsieur,
.le vous suis fort obligé de m 'avoir envoyé de vos nouvelles par le sieur de Chameraull el des nouvelle- asseurancea que vous me donné- de vostre amitié. Je vousasseure que vous n'en aures jamais pour personne qui en fasse plus de cas. et qui v responde avec plus de passion et de sincérité. J'ay rèceu une lettre de M. le mareschal Du Plessis par laquelle il me mande qu'il marcherait demain avec toute sa cavalerie pour investir la place âpre- demain '. .le ne doucte point qu'il ne VOUS ave faid scavoir la mesme chose el quelle marche VOUS BUfés a taire pour le
joindre. A mesure qu'il s'avancera ver- Rethel, je m'avanceraj si du mesme costé, de sorte que j'espère d'avoir le bien de
' I investissement de Rethel cul lieu lages de- Smide el Somme-Suipe la
mbre, et l>cllc Ponti, bataille dite de Rethel, ou Antoine d'Au-
qui commandait la garnison espagnole, mont se couvrit de gloire. •';.•'<»/.
tnpitula le lî Kntin c'est le 1 !> qu'eut Petit!, t. 1 . p : lieu entre In vallée de Bourg et les vil-
vous embrasser bientost et de vous prouver de nouveau de vive voix qu'on ne peut estre plus parfaitement que je le suis, Monsieur, vostre très affné serviteur,
Le Cardinal Mazarini.
Rheims, le 8= de décembre i65o.
M. de Villequier.
Archives de Monaco, fond d'Aumont.
Monsieur,
Je suis confus de toutes les marques que vous me donnés de vostre affection. Outre ce que vous avez pris la peine de m'escrire si obligeamment par votre dernière lettre, MM. d'Estrades, de Navailles et Broglio me mandent qu'il ne se peut rien adjouster à la chaleur que vous témoignés pour mes interestz en toutes rencontres1. Les paroles sont trop faibles pour vous exprimer le ressentiment que j'en ay, mais j'espère d'estre assez heureux pour vous faire voir un jour par les effets qu'il ne sauroit être plus grand. Les sieurs de Navailles et Broglio vous auront donné plus particulièrement de mes nouvelles2. A quoy me remettant, je demeure, Monsieur, vostre très aff né et très véritable serviteur,
Le Cardinal Mazarini.
Dinan, le 18e de décembre i65i.
1 Cf. Lettres du Cardinal Majarin, 2 Cf. Lettres duCardinal Ma^arin,r.AV,
t. IV, p. 485. p. 5 1 3.
Je p r i -s résolution ' de partir si brusquement de Dinan ■ par les raisons que vous dira ce gentilhomme, que ceste lettre qui vous devoit estre envoyée de ce lieu la je l'emportois avec moy en dessein de nous despescher un gentilhomme pour vous remercier de tant des marques d'amitié qui vous a plu me donner et d bonne grâce, mais ayant peu de monde avec moy el pouvant protitterde l'occasion du retour du gentilhomme que m'avez en> je responderay à la lettre qui m'a rendue de vostre part et a celle-- que j'ay receues par M. le conte Brolle et je commence pour vou> protester que je suis incapable d'ohiier i :esdont
vous avez voulu me combler et que si je suis jamais en estât de les reconnaisse vous veirez par les effects que n'en avez pas honorer un ingrat. Je vois, par ce que vous me mande/ et parce que mesdits Messieurs m'ont dit, que vous estes allé au devant detout ce qui pouvoit d'une Fazon ou d'autre contribuer au bien de mes intérés, jusque- a me vouloir envoyer \ les a qui je me
fieray autant que aux miennes. Vous ne pouviez pas me donner un tesmoignage de vostre affection plus solide que celui cy ni plus touchant. Pour ce qui est de fortifier les régimens qui ont le plus de partialité pour vous, je vous conjure de croire que je m'emploiray de toute ma forze afin que cela -oit exécute au plus t.. st. estant au désespoir de n'avoir pas de quoy avanser moy mesme a présent ce qui seroit nécessaire pour cela; mais je VOUS asscure que je n'oublieray rien pour cest ellect. estant persuadé qu'on rend un grand service au Roy et a l' Estât lorsque on donne lieu à vos ami- de se Fortifier, pui rostre exemple et subs vostre
conduite ils fairont tousjours des merveilles p< ignaler. Je
vous prie de me taire tenir au plus tost un petit mémoire ave< noms des régimens que VOUS voudriez qui tussent tortilles, atin
' i Dinan, les
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de poursuivre vostre satisfaction sans retardement. Si je me fusse pu imaginer que vous auriés facilité et a obligé des cers amis a faire des trouppes sans que l'armée en eut receu préjudice, je vous eusse envoyé avec grand plaisir une partie de l'argent qui a esté employé en Champagne pour en faire des novelles, mais enfin je m'apliqueray le mieux qui me sera possible pour servir le Roy et vous en ce que vous m'avez escrit là-dessus. Vous avez fort bien jugé de l'intention qui peuvent avoir eue ceux qui vous ont fait escrire la lettre du Roy dont vous a pleue m'envoyer copie, comme aussy sur le logement de certaines trouppes. Mais comme Dieu bénit visiblement la cause du Roy et n'abandonne pas les innocents, j'espère que toutes les diligences qu'on faict ne serviront qu'à la gloire de S. M. et a l'avantage de ses bons serviteurs. Je finiray ceste lettre en vous disant que M. vostre filz ne perd aucune occasion de m'obliger, que je suis touché au dernier pouinct de la tendresse que vous me tesmoignez, m'envoyant la routte que je deverois tenir pour passer en seurté, que je ne manqueray pas à vous donner souvent de mes nouvelles et que je vous seray sensiblement obligé de prendre la peine d'asseurer Madame la Mareschale1 de mon très humble service et de ma passion pour mériter la continuation de ses bonnes grâces et je vous conjure de croire que vous n'aurez jamais serviteur plus
passionné que
Le Cardinal Mazarini.
M. le Mareschal d'Anmont.
Archives de Monaco, fonds d'Aumont.
' Catherine Scarron de Vaures, qu'Antoine d'Aumont avait épousée le 14 mars 16*9.
Monsieur,
Depuis ma lettre fermée j'ay eu nouvelles de celuv' qui a la conduite des troupes que j'ay fait lever en Allemagne1 que luy estant impossible de faire passer l'infanterie en Alsace et de la en Champagne, comme je luy avois ordonné, tant a cause des ennemi qui sont sur le chemin que des eaux qui se trouvent fort débordée^, il s'estoit résolu de l'embarquer a Yesel3 pour la mener de la à Dunkerque. J'escris a M. d'Estrades4 en ce cas d'en avoir soing et de tascher de la faire passer seurement en Picardie; je vous congure de tout mon cœur d'avoir la mesme bonté, de la faire mesme, s'il est nécessaire, reposer dans le Bolonois et comme ces troupes n'auront ny route ny ordre du Roy et que les communautés pourraient bien avoir celuv de leur courre sus, je vous prie de leur donner une protection particulière, de les faire passer pour estre des vostres et même de leur donner une route pour se pouvoir rendre en seureté vers Rethel ou il y aura ordre de les recevoir. Je vous seray obligé au dernier poinct de leur conservation et si par vos soingz et votre authorité vous empeschez qu'il ne leur arrive aucun fascheux accident : je partira)- d'icy dans deux jours pour aller joindre les troupes et suivre
irel, seci M rin, charge
de lover des tr Jinal.