I.XW Il
Monsieur,
Il ne faut pas que vous vous mettiez en peine des requestes que l'on présente au parlement, car on donnera ordre aux choses en sorte que l'authorité du Roy et la vostre seront bien conservées. Au surplus vous verrez les ordres de Sa Majesté que l'on VOUS envoyée! jevousescris cette lettre en mon particulier pour vous dire que vous ne scauriez m'obliger davantage que de donner a M. de I urenne toutes les assistances de munitions, de voitures et d'autres choses qui seront en VOStK pouvoir pour L'exécution de ce qu'il voudra entreprendre du coste de la mer. El m'asseuranl qu'outre le motil du service du Roy vous aurez encore en cela quelque esgard .1 ma prière, je demeure, Monsieur, vostre tics aff"4 et très véritable serviteur,
I e Cardinal Ma/ahim.
A Metz, le 27 septembre 1 r "> 5 7 .
.\/. /<• Mareschal d'Aumont.
Archives de Monaco, fond» d'Aumont.
1 Ardre* avait rcviotevaillament pendant besoin d'etre ravitaillée en munitions quatre jour* à l'ennemi. I.a place avait après cette lutte héroïque.
Monsieur,
J'ay esté ravy d'embrasser M. de Villequier qui arriva hyer au soir icy en parfaite santé. [Je sçay1 qu'il n'est pas besoin de grand discours pour vous persuader àj. . . Quoy que je vous aye déjà escrit2 pour vous prier de donner à M. de Turene toutes les assistances qu'il vous sera possible, [mais vous ne]. . . [En un mot], je ne laisserai pas de vous témoigner encore par ces lignes que vous ne me scauriez obliger davantage que de ne rien oublier pour son affaire aux choses qu'il désirera de vous. Et vous priant d'adjoutter créance à ce que ce gentilhaume vous dira de ma part, je demeure de tout mon cœur, Monsieur, vostre très affné serviteur,
Le Cardinal Mazarini.
A Metz, le ier octobre 1657 \
M. Daumont.
Minute dans les Mèl. Colbert, t. 5i3, fol. 371. (Cf. Lettres dit Cardinal Majarin, t. VIII, p. 636; analyse).
1 Les mots encadrés ainsi sont raturés « des lettres pour M. le mareschal d'Audans le brouillon que nous reprodui- « mont... vous tirerez particulièrement sons. L'original est perdu. « de M. le mareschal d'Aumont un grand
2 C'est à ce billet que fait allusion « secours pour les voitures...» Mazarin dans sa lettre à Turenne du 3 Encadrée entre divers autres billets 27 septembre (Lettres du Cardinal Maja- conçues en termes presque identiques à rin, t. VIII, p. 176). « On vous envoyé différents personnages.
Monsieur,
La terme des Gabelles estant la plus considérable du royaume et les deniers qui en proviennent affectez au pavement des rentes de l'hostel de ville et .: ïfi des officiers des cours souveraines,
les fermiers ne scauroient estre troublez dans la jouissance du revenu de ladite ferme sans que l'on s'expose à de très kischeux inconveniens. Et comme une de leurs plaintes c'est que l'on fait amas de quantité de sclz à Estappes ' qui se débitent apréz dans tout le pays et que cela leur cause un très grand préjudice, i; sont adresse/ à moi pour me prier de vous en escrire afin que vous y donniez ordre, ce que je vous conjure de tout mon coeur de faire en sorte qu'ils soient satisfaits et outre que vous ju bien de quelle importance il est pour le service du Roy de ne leur fournir pas un prétexte de cesser le pavement des rentes et gaues des cours souveraines, je vous en seray obligé en mon particulier. Monsieur, vostre tics tl!l et très véritable serviteur.
Le Cardinal Mazarini.
A Metz, le 2« octobre 1657.
Adresse :
eur
M loaieurle Mareschal d Aumont, gouverneur du liolonnois.
Double cachet, cire verte, armes; lac rouge soie clair.
M. le Marttchal d' Aumont.
Are | la bibliothèque nationale
Mil. Cotbtrl, t. il . v«.) — Cf. Lettres du Cardinal .U.irjnn, t. VIII, p. 638;
analyse.
.pies, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Montrcuil 1 Pas-de-Calais), à l'embouchure de la Canchc.
Monsieur,
Je connois si bien vostre zèle pour le service du Roy et l'amour que vous avez pour la gloire, que je ne doute point que vous n'embrassiez avec joye la matière que l'on fournit de satisfaire à l'un et à l'autre et que vous ne respondiez bien à ce que l'on attend de vous en cette occasion. Je ne m'en expliqueray pas davantage, me remettant à ce que la personne qui vous rendra cette lettre vous en dira plus particulièrement. Et je me contenteray de vous protester de nouveau qu'on ne peut estre avec plus d'estime et de cordialité que je suis, Monsieur, vostre très affaé et très véritable serviteur,
Le Cardinal Mazarini.
De Paris, le i3e décembre 1657.
Je me remets l en tout au comte de Moret2 à qui je vous prie de donner entière croyance et de me croire entièrement vostre serviteur.
Archives de Monaco, fonds d'Aumont. — Copie à la bibliothèque nationale (Mél. Colbert, t. 5i », fol. 458).— Cf. Lettres du Cardinal Ma^arin, t. VIII, p. 654; analyse.
• Autographe. prendre le commandement des compa-
2 Antoine du Bec-Crespin, comte de gnies de gens d'armes et de chevau-
Moret, lieutenant général depuis i655, légers du Cardinal. (Lettres du Cardinal
partait ce même jour, i3 décembre, avec Ma\arin, t. VIII, p. 234). tout ce qu'il avait de cavaliers, pour