III I RES 1)1 ROI, DE LA REINE, ETC
cens quatre vingt dix hommes. Et parce que les officiers (ficelle n ont point touché de quartier d'hyver et qu'avant conduict leurs gens .i Courtray ils auront ordre de s'en revenir, je mande à monsieur Le Yayer de leur taire paver a raison de cinquante solz par jour au cappitaine et trente solz au lieutenant durant tout le temps qu'ils se trouveront au lieu ou nous ferez demeurer cette troupe, en attendant son p.. i Courtrav.
I\ir ce moyen le fond/ estant es mains du commis de l'exercice pour le payement de l'infanterie estant en quartier d'hyver es places de VOStre commandement pour le présent mois et le suivant ne sera pas diminué et je donnerav ordre au remplacement de celuy qui sera pris sur les contributions pour la SUD tance des recrues Je la garnison de Courtray sur lestât que M. I e Y.ivcr m'envoyera afin qu'il demeure en son entier et qu'il -oit ensuite employé au payement du dernier mois du quartier d'hyver, ainsy que je vous ai desja tait sçavoir qu'il avoit esté résolu.
Dix compagnies du régiment d'Harcourt avoyent leur lieu d'assemblée a Vire, en Normandie, ou avant envoyé un commissaire des guerres pour prendre soin de leur police et pour les conduire a Arras, il a estéobligé de s'en revenir sans avoir veu aucune recrue, ayant seulement apris que les officiers desdites compagnies ont pris de l'argent des liabittans de \ ire pour les
mpterde cette assemblée et qu'ils se sont mis dans leur routte avec quarante-cinq hommes ou environ sans qu'il les avt pu joindre. Lorsque VOUS a ure/ advis qu'ils dcbvront arriver a An Suivant le soin qu'en prendra le sieur Danisy* qui a este envoyé expie/ a Amiens pour cet ellect. il sera bien à propos qu'il V» e envoyer le sieur Guymier, commissaire, et le sieur Pal
ou l'un d'eux au-devant desditea recrues pour sçavoir ce qu'il j aura effectivement d'hommes. Nous remarquerez qu'il y en
doit avoir trois cens et que les dix autres compagnies dudil
nent qui ont levé en PoictOU en doibvent amener autant et je
mande audit sieur (iuymier de m'en envoyer l'extrait de reveue.
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Nous avons eu les mesmes advis que vous, de divers endroits, des troupes que les ennemis ont envoyé à Saint-Omer, et autres places de ces quartiers-là. Il n'est pas aysé de juger encore quel desseing ils peuvent avoir, mais il est bon de se tenir touiours sur ses gardes.
On proffitera des advis qu'il vous a plû me donner touchant la forrest de Nieppe1 pour la conservation de laquelle Sa Majesté sera très ayse que vous apportiez tous les soins possibles. Et au cas que l'on prenne quelque resolution pour l'abatis et vente de quelque quantité de bois, on se servira du commissaire Grassin puisque vous le jugez capable d'y servir.
A présent que l'on fait de nouvelles levées de cavalerie et infanterie, il est bien aysé au sieur de La Salle de trouver de l'employ et s'il a besoin de recommandation je luy donneray volontiers la mienne sur les tesmoignages que vous rendez en sa faveur.
Quant à vostre régiment de cavallerie j'ay desja eu l'honneur de vous dire, Monsieur, que M. de Clermont ne peut faire aucune imposition ny levée sur le Boulonois pour les deux monstres ordonnées à vos régiments, s'il ne vous plaist luy envoyer les mémoires nécessaires pour sa conduite en cela et si vous ne l'appuyez de vostre auctorité et ne faites agir les officiers qui deppendent de vous. Ainsy il ne tiendra qu'à vous que vostre régiment ne reçoive le mesme traictement que les autres troupes et que vous ayez la satisfaction de le voir plus fort que les autres bien que le traictement ne soit pas différent.
Je suis de tout mon cœur, Monsieur, vostre très humble et très affné serviteur,
Le Tellier.
A Paris, ce 17 febvrier 1648.
M. de Villequier.
* Nieppe, à huit kilomètres au sud-est de Bailleul.
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