CI. III
Monsieur,'
Estant important que l'année navalle qui cm présentement à
Dieppe pour faire voile pour 1 :rs de Duncquerque, ne
séjourne point sur le-- COStes, crainte que les Anglois n'entreprissent sur nos vaisseaulx par cette occasion là, je despesche ce courrier expre/ par ordre du Roy pour vous donner advis que monsieur le duc de Vendosme est à Dieppe en personne pour donner les ordres nécessaires pour ce secours et pour vous prier de hure préparer les choses que ladicte année navalle doibt introduire comme aussy les garnissons quelle v doibl porter, atlin quelle le puisse faire sansaulcun retardement. Et comme il sera sous voile pour ce desseing la, que mondict sieur de Vendosme soit informé du nombre de vaisseauli dont les armées Anglo el Hollandi int composées, des postes quelles occupent pré-
sentement et de ce que le I pagnol . . . .ni •' devant Ihmqucrque. \<>us ferez, monsieur, chose fort aggreable au Roy si vous
• Autographe. » Mot illisible.
prenez la peine de mander à mondict sieur de Vendosme ce que
vous en scaurez par le retour de notre courier quy a ordre de
passer par Dieppe en retournant icy.
J'ay nouvelles que nous avons sceu que M. le duc de Lorraine
est joinct avec les princes à quatre lieues de Paris et que l'armée
du Roy est portée à Villeneufve Saint Georges1, a une lieue de celle
des ennemis. Vous jugerez bien de la que le séjour de S. E. près
du Roy a bien esté le prétexte, mais non pas la cause de la guerre.
Je suis de tout mon cœur, Monsieur, vostre très humble et très
affné serviteur,
Le Tellier.
A Compiègne, ce 7 septembre i652.
M. le Mareschal d'Aumont.
Monsieur,
Comme M. le duc d'Elbeufest sur le point d'entrer dans le pays ennemy avec ce qu'il a pu assembler des troupes de l'armée de Picardie et que pour y faire une diversion considérable il a besoin de toutes celles qui sont destinées pour y servir, j'ay eu commandement de vous escrire que Sa Majesté désire que vous y envoyez incessamment vostre Régiment de cavallerie et celuy de Monsieur vostre fils en Testât qu'ils sont, cependant qu'on fera les diligences possibles pour achever de leur faire toucher leur quartier d'hyver pour donner aux officiers le moyen de les fortifier et comme c'est le seul subject de ces lignes il ne me reste plus qu'à vous asseurer que je suis avec une véritable passion, Monsieur, vostre très humble et très affné serviteur,
Le Tellier.
A Paris, ce 4 aoust i653.
M. le Mareschal d'Aumont.
{ Villeneuve Saint-Georges, au confluent de l'Yères et de la Seine.
ici* LETTRES DU ROI, DE LA REINE, ETC.
Cl. Y
Monsieur.
Suivant vos ordres, M. Je Villequier a rendu au Roy la lettre que vous avez escrite à Sa Majesté. Elle a paru très satisfaite Je Implication que vous avez eue pour son service depuis que vous estes arrivé Jans le Boulonnois, et du compte que vous luv avez renJu Je lestât ou vous avez trouvé touttes choses, elle se propose Je pn»iliter des advis que vous luv avez donnez lorsque son service le requerera. Et cependant elle vous tesmoigne le pre qu'elle vous en sçait par la lettre Je sa main que M. Je Villequier prendra soin Je vous taire tenir. Vous me laites bien l'honneur Je croire que je vous honore tOUSJOUrs beaucoup, que je m'intéresse particulièrement en ce qui VOUS regarde et que je suis aussy sincèrement qu'on peut estre. Monsieur, vostre ires humble et lies ail serviteur.