PI. V
Le Maréchal-Duc d'Aumont
(D'après un portrait sravii du Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale)
faire revenir en Angleterre ces cinq compagnies du régiment
du coronel Guibons avec tout dilligence possible pour l'employ
des quelles nous [avons] besoing.
Vostre bon ami,
Olivier.
A Whitehall, 3o décembre 1657.
(Traduction du temps). '
Monsieur,
Je conviens avec vous qu'il ne faut pas souffrir que le sieur de La Motte, enseigne au régiment d'infanterie de Conty, prenne impunément une cavalle dans le bourg de Desvres. Aussy après que j'ay informé le Roy du procédé de cet officier Sa Majesté m'a commandé de luy escrire qu'elle veut qu'il la renvoyé au brasseur de bière a qui elle appartient, et que s'il ne le fait Sa Majesté le fera casser. Il y a bien de l'apparence que quand il verra que Sa Majesté a connoissance il se mettra à la raison.
Le commissaire Aubert ne m'a point encores proposé d'employer auprès de luy, lorsqu'il fait ses reveùes, le nommé Baras,
1 Voici le texte anglais de cette lettre :
<i For his Excelency the Marshall of « Aumont at Mardike.
« Mylord,
« Wee having been given to unders- « tand that the Spanyard had some « Désigne to attacqs Mardike did send « five companyes of colonell Guibons « Régiment from home for assisting « of the fforces there but having now n understood that there is an addition of « forces of French and English, which
9 wee hope (through the blessing of god) 0 mav able to défend that place against « any attempt of enemy. It is our désire « that your Lordship will please to « cause the returne to England of those « five companies of colonell Guibons « Régiment, with ail possible speed for 0 whose transportation wee hâve care.
« Your good freind,
« Olivier P.
.. Whitehall, 3o"" december 1657. »
Archives de Monaco, fonds d'Aumont.
i94 LETTRES DU ROI, DE LA REINE, ETC.
garde de la Connestablie, j'en parleray volontiers à Sa Majesté
et j'apuycray la chose a vostre considération, je crains seulement
qu'à cause que son service désirera rescompense, les frais ne
fassent eschouer l'affaire.
Je suis tousjours avec respect, Monsieur, vostre très humble et
très affn' serviteur,
Louvois.
A Paris, ce nx* octobre 1 665.
M. le Mareschal d'Aumont.