‹ Correspondance du cardinal Mazarin avec le maréchal d'AumontChapitre 8 sur 70 · LX1V · texte numérisé non relu

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Seulement, tout en protestant de son respect pour les franchisa ses sujets du Boulonnais, le gouvernement royal tentait une fois de plus, quelques semaines plus tard [6-17 janvier \C>b- . de leur imposer pendant la guerre ■ une lourde taxe militaire dit du Quartier d'Hiver '.

I.'nc occasion nouvelle vint bientôt s'offrir aux ennemis du Maréchal de tenter de soulever contre les d'Aumont l'animosité publique. Le i3 février suivant m'o;), le jour du mardi-gras, des cavaliers du régiment allemand de Yillequier, c'est-à-dire d'un des deux

menu du maréchal d'Aumont en garnison à Boulogne « se parèrent « en masques, au nombre de dix. armés de pistolets, de mousquetons « et d'espées- a et se répandirent dans la basse-ville, frappant aux portes des bourgeois pour les faire sortir de leurs maisons, dans le dessein d'en tuer quelques-uns, à ce que l'on suppose du moins, soit pour s'amuser, soit, comme on l'a coupablement insinué, pour obéir a quelque secrète consigne de leur chej

I i bourgeois déjà fort indisposés contre le régiment dont les lettres de cachet de*- 6 n i~ janvier réclamaient à la province « la solde, subsistance et ustancilles », prirent les armes et assiégèrent la Fleur de Lys ou logeaient les cavaliers. /Je pari et d'autre on se fusilla dans les ténèbres de la nuit : des homme* et des Jemmes furent tues ou blessés, mais l'affaire n'en resta pas là. On recommença le lendemain, et le récit de l'abbé Haigneré nous montre la popuLce. armée de cognées et de leviers, poursuivant les malheureux Allemands, qui se remettent entre les mains de Cokmbert, pour avoir la vie sauve. <• On en tua » encore trois ■>, dit Hibon de La Fresnoye, « et l'on en blessa six, > tandis qu'on les conduisoit aux boucheries de la basse-ville, où ils i dévoient rester prisonniers dans une cave, au nombre de dix-neuf, « sous la garde de la milice bourgeoise

tires pour faire f.\rcr 83,~oo livres tournois pour le régiment de Vil- Icq,. : 1657). — Déclaration

du Regr pjr Ijquclle les &3.-uo !■■■ tournois ne .<■ •:«• pendant h

hives de la stfncchausscc du Boulonnois Registre

du Roy A. — Cf. Archives de la ville de Koulogne, liasse n° 98a et n° 1 .

- M d< 11. on de la Fresnoye, cite pari). Il -.-ure historique

et archéologique du département du i'jsèe-CaUns, arrondissement de Html, t. I, p. 194. Arras, 1880, in-8»

ET LE CARDINAL MAZARIN lxv

La noblesse de la province prit le parti des bourgeois contre les cavaliers de Villequier, et « comme on avait, dit Haigneré, envoyé des messagers à la Cour afin d'y porter une relation des événements », l'intendant de justice, police et finances de Picardie, Olivier Le Fèvre d'Ormesson reçut l'ordre d'ouvrir une enquête. « S'étant immédiatement transporté à Boulogne, dit Haigneré, ce fonctionnaire, éclairé et impartial, s'y livra pendant neuf jours à l'interrogatoire des accusés et à l'audition des témoins, après quoi il rendit son arrêt souverain par lequel un des cavaliers qu'on appelait, je ne sais pourquoi, le diable de Samer, fut condamné « à être pendu et estranglé sur la place du « Marché de la Basse Ville, proche du puits ». Les autres furent élargis, sous la condition de rester à la disposition de la justice. Quant aux bourgeois qui avaient pris part à l'émeute, l'intendant les déclara non coupables, en jettant un voile d'amnistie sur tout ce qui s'était passé (i5 mars 1657) ' ».

Les partisans du sénéchal triomphaient de cet arrêt, mais Mazarin vint refroidir leur enthousiasme en déclarant au gouverneur qu'il n'a point à se mettre en peine « de ce que font les sieurs de Campaigno », lui annonçant que le Roi prendrait là dessus « de telles résolutions » que le maréchal auroit sujet d'en estre satisfait2. « Il est juste que l'on vous « rende ce qui vous est deub, ces messieurs-là ne trouveront point « d'autre porte pour rentrer dans les bonnes grâces de Sa Majesté qu'en « témoignant qu'ils sont vos serviteurs. »

C'est bien moins, d'ailleurs, un retour de tendresse pour un ancien ami sourdement attaqué, que le souci du respect dû au représentant du Roi qui pousse Mazarin contre les Campaigno et ceux qui les soutiennent.

Pour ce qui est de la noblesse du Boulonois, écrivait-il encore à Bournonville3, « il y a quelques-uns d'entre eux qui donnent presque le

1 Cf. Ordonnance de M. d'Ormesson, Morand, l'Année historique de Boulogneintendant, de remettre ès-mains de M. sur-Mer, p. 54). Chastillon, curé, les mousquetons, pis- 2 Lettre CV.

tollets et autres hardes appartenans aux 3 Lettre CV. — Ambroise François,

cavaliers allemands. — Ordonnance de marquis de Bournonville, maréchal de

M. d'Ormesson, pour empescher le dé- camp depuis 1649, duc de 1 65 1 , et qui

sordre entre les habitans et les gens de sera gouverneur de Paris en 1657 après

guerre (i5 mars 1657). Archives de la la mort du maréchal de l'Hospital. sénéchaussée Registre du Roy A. — Voy.

lxvi LE MARÉCHAL D'AUMONT

« branle au reste dont je sçay que la conduite ne se peut soustenir et je

mus conseille de ne l'entreprendre pas, car en un mot il y va de

authorité du Roy de soustenir celle d'un gouverneur de province et

« mareschal de France avec lequel des particuliers de son gouver-

<• oement veulent traiter de pair et il faut absolument qu'ils luv rendent

E qu'ils lui doivent s'ils veulent conserver les bonnes grâces de

« Sa Majesté '. »

I choses en resteront là pour le moment; au surplus d'autres préoccupations étaient venues brusquement détourner les Boulonnais de leurs querelles intérieures. Calais et Ardres subissaient coup sur coup trois violentes attaques.

Don Juan d'Autriche, le prince de Condé et le marquis de Caracènc, qui a remplacé Fuensaldagne, obligés de renoncera secourir Montmcdy, serré de pics par le maréchal de la Ferté, se sont rejettes vers la mer avec cinquante escadrons. Une marche rapide les ramène vers Thérouanne {20 juin . et le i" juillet ils s'efforcent de surprendre Ardre-. Turenne, prévenu par Crcquy et par Mondcjcu, a fait entrer dans la ville menacée mille chevaux avec Hocquincourt et Lainville; Charost et Aumont ont envoyé quatorze cents soldats de Calais et autant de Boulogne et du Mont-Hulin; deux mille hommes des milices boulonnaises sont accourus à l'aide et l'agresseur, déjoué dans sa tentative, rnpe le 4 au matin après avoir reçu une cinquantaine de coups de n et brûlé en passant la moitié de Cuines et 5o ou 60 villages7. Pendant ce temps la le prince de Ligne, don (iaspai de Boniface et d'>n Antonio de la Cueva, tentent d'enlever Calais qu'ils savent rni, par une attaque de nuit.

OZt cents cavaliers sont venus se poster a la Chaussée, quatre

mille hommes de pied s'approchent de la ville du côté de Gravclincs

et douze cents chevaux, ayant chacun un mousquetaire en croupe, vont se

placer derrière la dune pour attaquer le bastion du Courgain. « Sur les

ux heures après minuit », dit Montglas1, - huit cens hommes de

pied d nt au Pont-Thiér\ '•. par la Basse-Ville ', ayant rompu la

1 Ltttras du Cardinal iia^arm, t. VIII, *tgUl,*p Petitot, 1. 1.1. pp. -i--i*.

pi 1 Pont-Thierry, à l'embouchure du

1 Ga canal Je Saint-Omer à Calais.

Lettres du Cardinal Ma* I 'ancien Saint-Pierre-lès-Calais. farin, t. VIII, pp. 6, 9, . etc.

ET LE CARDINAL MAZARIN i.xvii

« barrière et force' la garde qui fut surprise, ils se saisirent de cette « Basse-Ville et poussèrent jusqu'à la barrière de derrière qui forme « la contrescarpe et attaquèrent la palissade qui est à côte'. Ce fut là « où ils trouvèrent grande résistance, car le comte de Charost, au « premier bruit de l'alarme, fit prendre les armes à toute la garnison et « à tous les bourgeois, qui firent si grand feu sur les assaillans qu'ils « les repoussèrent et les forcèrent de quitter leur entreprise, laissant « leurs chariots chargés de pelles, de pics et autres instrumens néces- <c saires à un tel dessein1 ».

Moins de deux mois après, le 26 août 1657, comme Turenne avait investi Saint-Venant, sur la Lys, les Espagnols, pour lui faire lâcher prise, surgissaient tout d'un coup en grand nombre devant Ardres. Le moment était mieux choisi que la première fois. Hocquincourt et d'Aumont avaient retiré leurs renforts et Rouville se trouvait réduit à ses seules ressources avec trois cents hommes de garnison. Les ennemis, après quatre jours de combat, n'avaient réussi à s'emparer que de quelques ouvrages extérieurs, lorsque l'annonce de la prise de Saint- Venant2 et de l'arrivée de Turenne les fit déguerpir en déroute par Gravelines et par Watten 3. Dès le quatrième jour, le maréchal d'Aumont, prévenu par Mazarin4, accourait avec ses troupes boulonnaises. Le siège était levé, l'ennemi avait abandonné son parc de tranchée et brûlé son camp, laissant derrière lui quantité de morts et de blessés. Les Espagnols se retirèrent sous Dunkerque, Turenne franchit l'Aa et la Colme, occupa Bourbourg, prit Hennuin et vint assaillir Mardick qu'il enleva en trois jours avec le concours de la flotte de Cromwell5 (3 octobre 1657).

1 Montglat, loc. cit. — Cf. Ga%., 1657, officielle sus-mentionnée,on les trouvera no 82, p. 658. groupées et commentées en grands dé-

2 Cf. La prise de Saint-Venant sur la tails dans une brochure de M. V. J. Vailrivière du Lys par le mareschal de lant (Notes boulonnaises. Le siège d'Ar- Turenne. (Ga^., i65j, n° 110, p. 83g). dres en iOSy, d'après une relation

3 Cf. La levée du siège d' Ardres et la contemporaine inédite. Boulogne-surhonteuse retraite des Espagnols, avec Mer, 1884, in-8°) et dans le livre de perte de plus de i,5oo des leurs, tuej ou M. Ern. Ranson (Hist. d' Ardres depuis faits prisonniers et de la plupart des son origine jusqu'en i8gi... Saintchoses qui leur servoyent à cette entre- Orner, s. d., in-S°, p. 274 et suiv ) prise. (Ga\., 1627, n° 41, p. 901). — Il * Lettre n° LXXV.

existe plusieurs relations de cette atta- 5 Cf. La prise de Mardik par le mares-

que d'Ardres en dehors de la relation chai de Turenne, général de l'armée du

i.xvm LE .MARÉCHAL D'A T. MO NT

C'était une méchante forteresse, composée de deux redoutes accolées, en mauvais état et dont, suivant Turenne1 « la conservation

■ Ltoit bien plus difficile que n'avoit été la conquête. » Assis au bord de la mer, presque à moitié route de Gravelines et de Dunkerque, toutes deux occupées encore par l'Espagnol, le fort double de Mardick était exposé aux attaques combinées de deux garnisons importantes. M lia il commandait le mouillage dit fosse de iâardick u bien plus sûr

■ et bien plus voisin de la terre qu'aucun autre point de la rade de Dunkerque1 » et dans lequel débouche dans la mer le canal du

mémo nom.

I possession de ce point fortifié tirait, en outre, une importance exceptionnelle du fait qu'il allait devenir le gage de la fidélité du Roi à remplir ses engagements via-A-vis de ses alliés d'outre-Manche. Considéré comme une dépendance de Dunkerque, le fort de Mardick était livré avant la fin d'octobre aux Anglais de Reynolds. Le traité sj^né le 23 mus \u'?~ avec Cromwell et valable pour un an, stipulait, en effet, qu'on attaquerait ensemble Gravelines et Dunkerque et que cette dernière ville deviendrait la possession de 1 Angleterre. Les événcrru de la campagne qui s'achevait n'avaient pas permis d'entreprendre le

je de l'une ou de l'autre de ces places fortes, et Ma/arin qui tenait par dessus tout I renouveler l'alliance anglaise pour [658, s'empressait de remettre Mardick aux troupes du Protecteur, qui faisaient campagne sous Turenne depuis le mois de mai précédent .

M 's le fort de Mardick n'était pas seulement mal aisé à défendre contre les agression pagnols de Dunkerque ou de (iravclincs ; il

était en outre d'une insalubrité notoire au milieu des inondations et des marée. iges. Les Anglais s'établirent dans la fotSt avec leurs ii egates, mais

lire les article» jccor- < comme on est convenu avec luy. »

•neur de cette importante Lettres du Cardinal ètararin, t. vin,

pljce, nu ta nostrti on$ fait plus Je finn p. i

prisonniers entre lesquels eut -noires de Turenne (Michaud et

ofkitrt <"■■'; . i' ■';. n° ii-, Poajonlat, p

p. ioî?|. — Dan» une lettre à Turenne ' t'.i Kaulconnicr, op. cit.. t 11. p. 71.

du j6 septembre précédent. Maiarin — Lettres du Cardinal Maxarin, t. VIII,

avait inlifté mit cette attaque de Mardick p. i83.

destinée a • M le Protecteur ttret dm Cardinal Mararin, t. VII,

« et nottra principal p. 471, t VIII. p. 19), etc. « dessein cm d'agir di: la mer,

ET LE CARDINAL MAZARIN i.ix

se pressèrent peu de s'enfermer dans les redoutes et il fallut que Turenne les fit occuper par trois cents volontaires en attendant Reynolds. Cependant, presse' par le Roi d'Angleterre qui était venu rejoindre les troupes espagnoles à Dunkerque, Don Juan attaquait brusquement Mardick le ier novembre à huit heures du soir, et après six heures de lutte, il était contraint de battre en retraite à l'arrivée de Turenne, ayant perdu plus du quart de son effectif et laissant derrière lui un matériel considérable.1

Malgré ce succès, le commandement demeurait difficile dans un pays ruiné, sans ressources, tout coupé de watergands boueux qui en rendaient pénible l'accès par l'intérieur, à proximité d'un ennemi puissant, toujours en éveil, et qui pouvait saisir la moindre occasion propice pour tenter une surprise par l'ouest ou par l'est, en suivant le rivage3.

C'est dans ce poste particulièrement pénible que la bienveillance de Mazarin allait maintenir le pauvre maréchal pendant tout un hiver dans les conditions les plus dures.

Comme l'armée ne pouvait demeurer plus longtemps sur pied à Ruminghen « sans se ruyner si fort que nous n'en aurions plus pour « la campagne prochaine3» on laissait des troupes de secours à Bourbourg, à Calais, à Ardres et dans le Boulonnais4 et en envoyait le reste en quartier d'hiver.

Turenne gagnant Paris, recevait à Boulogne, dans l'hôtel d'Aumont, une hospitalité fastueuse (3 décembre) b, et tandis qu'il se dirigeait vers la capitale où il arrivait le 16, son hôte prenait la route de Mardick où l'envoyait un ordre du Roifi. Il entrait juste à temps dans la forteresse pour déjouer une nouvelle tentative de l'ennemi '.

1 Cf. « La honteuse Retraite des Espa- 3 Ibid., t. VIII, p. 225.

« gnols devant Mardick, après y avoir '• Ibid., pp. 227, 229 et 235.

« perdu plus de 3oo des leurs tiïej et :i Ga^., i65j, n° 154, p. 1259.

(( beaucoup d'autres faits prisonniers avec 6 Lettre LXXX. — Mazarin avait dû

« 800 Grenades, quantité de Bombes et surseoir de quelques jours à donner le

0 de Poudres et tous les Outils qu'ils commandement au maréchal à cause du

0 avoyent portef pour cette Attaque. » du duc d'Elbeuf {Lettres du Cardinal

[Ga%., 1 65—, n° 140, p. 1 141). — Lettres Mazarin, t. VIII, p. 237.)

du Cardinal Mazarin, t.VIII, pp. 199,203. " On annonçait à la Galette dans une

2 Cf. Lettres du Cardinal Mazarin, lettre d'Arras du 24 l'apparition de t. VIII, pp. 220, 227. l'ennemi.

lxx LE MARÉCHAL D'AUMONT

M Igré tout ce qu'on avait pu faire depuis trois semaines « il n'y ■ <>it pas de quoy résister huit jours à Mardik quand tous les officiers CI soldats auroicnt fait merveille '. • La garnison, outre les mousquetaires et les gardes du Cardinal qui venaient d'arriver avec Moret et Baas, comprenait un peu plus de huit cents hommes, dont quatre cent dix Anglais*. Les travaux de défense des deux coste\ des Dunes et particulièrement de Ctluy qui vient de iJunkerque, étaient seulement ébauchés ; on manquait de poudre ; le nombre des mousquets et des grenades était insuffisant, etc., etc. Ln outre une épidémie commençait sur les Anglais, et le chevalier Reynolds, leur chef, allait en être une des victimes.

Pendant plusieurs semaines, le maréchal eut à lutter contre des ditlicultés de tout ordre pour mettre la place en défi sainir l'une

après l'autre les deux redoutes malsaines, munir les soldats de vivres, de farines, etc., etc. L'intendant Talon, tombé malade a son tour, s'en était allé à Calais ; le maréchal, aide [ 1 I rilloi : quelques

autres, eut à peine quelque répit jusqu'au commencement du mois de mar-. M sarin le tenait en alerte perpétuelle, et ce ne fut qu'au |5 lévrier que la garnison devenue plus solide, se tiouvaenet.it de courir, a son tour, le long de la mer jusqu'aux portes de Dunkerq.. :in de mars une dernière menace ramer M rdick le maréchal l'annonce de l'arrivée prochaine du B c Turenne arrête l'ennemi :

la campagne décisive d«. a commencer '

Cependant, des casernes insalubre- NI rdick, Antoine d'Aumont, on ne sait trop comment, va tomber dans la prison qu'on lui préparait 1 "tende.

1 t encre aujourd'hui un épisode bien obscur de la querelle de M tarin et de d'Aumont, que celui qui aboutissait a la capture d'un maréchal de France et d'un intendant d'armée, eux portes de la ville d'f Ktende, le i .1 i;. I t un au

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